L’hygiène hospitalière ne devra plus être une opération circonstancielle à Thiès. Samedi, au Centre hospitalier régional El Hadji Ahmadou Sakhir Ndiéguène, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Ibrahima Sy, a lancé une mobilisation inédite pour en faire une exigence quotidienne.
Autour de lui, le gouverneur de Thiès, Saër Ndao, la directrice de l’établissement, Mariama Cissokho, et l’ensemble du personnel ont affiché une volonté commune : faire de la propreté un pilier de la qualité des soins. « Aar sunu beureubu fadioukay yi », c’est le nom de cette offensive qui entend dépasser le simple nettoyage ponctuel.
Comme le montre une vidéo diffusée sur YouTube et relayée par thiesinfo, le ministre a insisté sur les risques liés à l’obstruction des caniveaux, aux insuffisances de désinfection et à la prolifération de vecteurs nuisibles, aggravés par la saison des pluies. « L’hôpital doit être un lieu de guérison et non un lieu de risque », a-t-il martelé.
L’ambition est de créer une émulation entre structures sanitaires, avec l’idée de désigner des « champions de l’hygiène » et de la propreté. Des journées mensuelles sont envisagées, impliquant le Service national d’hygiène, les collectivités et les partenaires sociaux.
La rencontre a aussi offert une tribune aux syndicats. Si les relations avec la direction se sont apaisées – le coordinateur de l’intersyndicale, Bamgo Ndiaye, a salué une collaboration « en parfaite harmonie » –, les représentants des travailleurs ont posé, sans détour, la question du renforcement du plateau technique de l’hôpital.
