Trois ans renouvelables : c’est la durée de la convention signée entre la Haute Autorité du Waqf et le Programme national d’aménagement et de modernisation des villes religieuses. L’accord doit mobiliser le waqf comme levier de financement pour le développement des cités religieuses, alors que des localités comme Touba, Médina Baye, Ndiassane ou Popenguine ne peuvent plus être administrées selon des modèles passés.
Cette modernisation répond à un enjeu plus large de cohérence dans l’aménagement des grandes cités religieuses. Lors d’un atelier stratégique tenu à Dakar sur leur avenir, le ministre Balla Moussa Fofana a défendu une « approche moderne et cohérente » pour accompagner leur évolution.
Le dispositif prévoit la création d’un Comité technique conjoint. Cette instance aura pour mission de sélectionner les projets, d’assurer leur suivi technique et financier, puis d’en évaluer les résultats, selon les éléments rapportés par l’APS.
Le partenariat doit aussi favoriser des mécanismes de financement fondés sur le waqf et améliorer la coordination entre les acteurs publics, religieux et financiers. Il prévoit enfin de soutenir des investissements à impact social dans les villes religieuses, afin d’adapter les infrastructures et les services aux besoins actuels de ces territoires.
La convention associe le directeur général de la Haute Autorité du Waqf, Dr Ahmed Lamine Athie, et le coordonnateur du Programme national d’aménagement et de modernisation des villes religieuses, Amdy Moustapha Mbacké. Elle vise également la préservation du patrimoine religieux, tout en inscrivant sa gestion dans une logique de modernisation.

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