L’opposition guinéenne tente de se réorganiser alors que plusieurs de ses figures historiques vivent en exil et que l’espace politique reste dominé par la formation présidentielle et ses alliés.
Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré et Alpha Condé figurent parmi les dirigeants contraints de quitter la Guinée. Cette situation prive les partis historiques de leurs principaux leaders au moment où leurs adversaires doivent composer avec un cadre politique plus étroit.
La pression s’est aussi traduite par la dissolution de 40 partis politiques, dont l’UFDG, le RPG et l’UFR. Le décret a prévu le gel des avoirs des formations concernées et interdit l’utilisation de leurs noms.
Dans ce contexte, l’opposition guinéenne sous pression se retrouve face à plusieurs choix : maintenir la contestation, participer au processus politique ou poursuivre son action depuis l’étranger. Le collectif des Forces vives de Guinée, qui regroupe des partis d’opposition et des organisations de la société civile, a annoncé une initiative le 3 août.
Le président Mamadi Doumbouya a, de son côté, quitté le pays pour des « congés annuels ». Cette absence a relancé à Conakry des spéculations sur l’état de santé du chef de l’État, un sujet qui agite la classe politique. Ces éléments sont rapportés dans une analyse publiée par Jeune Afrique.
Le ministère de l’Administration du territoire a justifié la dissolution des formations par le non-respect de leurs obligations légales.
