Face aux contestations et aux informations relayées sur les réseaux sociaux et dans certains médias, le Collectif de défense du Plan d’Aménagement de Zone (PAZ), ex-PUD de Guédiawaye, est monté au créneau pour défendre le projet et réclamer l’implication des autorités dans sa mise en œuvre. Les membres du collectif estiment que le plan répond aux besoins réels des populations et appellent à mettre fin aux manœuvres susceptibles de compromettre sa réalisation.
Le débat autour du Plan d’Aménagement de Zone (PAZ), anciennement Plan d’Urbanisme de Détail (PUD) de Guédiawaye, connaît un nouvel épisode.
À l’occasion d’une rencontre lundi avec la presse sur le site non loin du tribunal de Guédiawaye, les membres du Collectif de défense du PAZ ont tenu à apporter des clarifications sur les enjeux du projet et à dénoncer ce qu’ils considèrent comme des tentatives de désinformation et de manipulation de l’opinion publique.
Pour MM. Cherif Cheikh Tourade Camara et Diéwo Ndiaye tous deux responsables du collectif, « les informations faisant état d’une prétendue expulsion de populations doivent être remises dans leur contexte ». Ils soutiennent que « le projet est avant tout destiné à améliorer le cadre de vie des habitants de Guédiawaye, à travers la réalisation d’infrastructures et d’équipements collectifs ».
Adja Seuye Diouf, membre du collectif, insiste sur la nécessité de préserver la vocation initiale du site. Selon elle, « Guédiawaye fait face à d’importants besoins en infrastructures sociales, culturelles et administratives.
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Le projet prévoit notamment la construction d’une salle de spectacle, de deux sous-préfectures, de sièges pour les services des eaux et forêts et de la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation du sol (DESCOS), ainsi que d’une université islamique, d’un village artisanal, d’établissements scolaires, d’un lycée technique et d’un centre de santé ».
S’y ajoute au projet, une maison de la femme, une maison des personnes handicapées, un siège pour les personnes âgées, un complexe commercial et plusieurs services administratifs départementaux.
Pour les membres du collectif, ces équipements constituent une réponse concrète aux besoins des populations et doivent être préservés de toute tentative de remise en cause.
Le collectif affirme également que plusieurs bénéficiaires attendent depuis de nombreuses années de voir leurs droits matérialisés. Certains dossiers remonteraient à 2003, tandis que des attributions foncières auraient été effectuées au profit de différentes catégories de bénéficiaires, notamment des habitants, des conseils municipaux et des communes concernées.
Les membres du collectif dénoncent ainsi les occupations irrégulières et les revendications qu’ils jugent infondées sur le site. Ils estiment que les personnes ayant bénéficié de mesures d’indemnisation doivent respecter leurs engagements et ne pas remettre en cause, par la suite, les dispositions prises dans le cadre du projet.
Face aux tensions persistantes, le Collectif de défense du PAZ interpelle directement les autorités administratives, notamment le gouverneur et le préfet. Il demande l’organisation d’un Comité régional de développement (CRD) afin de clarifier la situation, de procéder à la validation du plan d’aménagement et de permettre la poursuite des travaux.
Le collectif appelle également les services techniques et le géomètre chargé du dossier à poursuivre leur mission dans un climat apaisé.
« Nous sommes les bénéficiaires de ce projet et nous avons des droits à défendre », soutiennent en substance les responsables, qui invitent les autorités à prendre leurs responsabilités pour éviter une aggravation des tensions.
Pour les membres du collectif, l’enjeu dépasse les intérêts particuliers. Il s’agit, selon eux, de préserver un projet structurant pour l’avenir de Guédiawaye et de permettre aux populations de bénéficier des infrastructures prévues dans le PAZ.




