Élu président de l’Assemblée nationale mardi, Ousmane Sonko a livré un discours à forte portée politique, mettant en avant la position singulière de son parti PASTEF, devenu à la fois majoritaire, au pouvoir et dans l’opposition, tout en appelant à une gouvernance concertée avec l’exécutif.
Le leader de Pastef a insisté sur ce qu’il considère comme une situation « inédite » dans l’histoire politique du Sénégal, affirmant que son parti est « à la fois majoritaire dans l’opposition et au pouvoir ». Une configuration qui, selon lui, impose « responsabilité » et « dépassement », dans un contexte marqué par de nouveaux équilibres institutionnels.
« Pastef est la formation politique majoritaire dans l’opposition et au pouvoir », a déclaré Ousmane Sonko, avant de tendre la main au président Diomaye Faye pour « une discussion responsable qui met de côté les égos » afin de « trouver les bases d’une gouvernance apaisée ».
Le nouveau président de l’Assemblée nationale a précisé que ces échanges ne devront pas porter « autour des hommes et des femmes », mais plutôt sur « les orientations et le programme ». Parmi les sujets évoqués figurent les engagements liés à la restructuration, les perspectives de maintien du pouvoir d’achat, la justice ».
Ousmane Sonko estime que ces discussions avec le chef de l’État seront déterminantes pour permettre à Pastef de « continuer à l’accompagner dans la sérénité », aussi bien au niveau du parti qu’au sein des institutions où la majorité est détenue.
Dans son intervention, il a également plaidé pour une limitation de la concentration du pouvoir exécutif. « On ne veut pas être dans un système d’hyper-présidentialisme au Sénégal aujourd’hui », a-t-il martelé, considérant que « la configuration actuelle en a décidé ainsi ».