Ghana : le Parlement adopte une loi anti-LGBT+, jusqu’à 3 ans de prison pour relations homosexuelles

Jusqu’à trois ans de prison pour une personne ayant eu des relations homosexuelles : le parlement du Ghana a adopté ce vendredi une loi anti-LGBT+.

Cette loi, intitulée « sur les droits sexuels et les valeurs familiales », est considérée très répressive. Elle prévoit jusqu’à trois ans d’emprisonnement pour une personne ayant eu des relations homosexuelles, et entre trois et cinq ans pour la « promotion, le parrainage ou le soutien intentionnel d’activités LGBT+ ».

Le texte avait déjà été adopté à l’unanimité par le parlement en février 2024, mais l’ancien président Nana Akufo-Addo, en fonction jusqu’au 7 janvier 2025, n’avait pas signé le texte de loi. Selon la constitution du Ghana, les projets et propositions de loi qui ne sont pas signés par le président avant la fin d’une législature deviennent automatiquement caducs, nécessitant un nouvel examen par le nouveau parlement. Le projet de loi a conservé ses dispositions fondamentales, mais a prévu des dérogations pour les professionnels du droit, des médias et de la santé. Cette loi intervient peu après le durcissement des peines encourues par les personnes LGBT+ au Sénégal et au Burkina Faso. Comme l’a rapporté Le Parisien, les défenseurs des droits humains et plusieurs organisations internationales ont condamné ce projet de loi. Le président John Mahama, qui a affirmé son soutien au projet de loi pendant sa campagne et après son élection, doit désormais ratifier la loi pour qu’elle entre en vigueur. Le Ghana, pays conservateur très religieux à majorité chrétienne, interdit les relations entre personnes de même sexe par une loi datant de l’ère coloniale, mais il n’y a eu jusqu’ici aucune poursuite pour ces motifs. Le ministre de la Culture Amadou Ba a déclaré que l’ancien régime protégeait les homosexuels.

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