Lors de la publication de sa tribune, Amadou Bal BA revient sur la loi du 27 mars 2026 qui, d’après son texte, criminalise l’homosexualité au Sénégal. Il affirme que cette évolution s’inscrit dans un climat de répression plus large et soutient que la question dépasse désormais le seul terrain pénal pour devenir un sujet politique.
L’auteur cite des peines de prison de 5 à 10 ans ainsi qu’une amende présentée comme équivalente à 2 290 € jusqu’à 15 245 €. Dans ce texte publié par Mediapart, il évoque aussi plusieurs arrestations, en mentionnant d’abord douze personnes interpellées le 18 février 2026, puis 72 autres par la suite. Il affirme également que des contrôles de téléphones et des dénonciations alimentent cette traque, tandis que le nombre de personnes concernées continuerait d’augmenter.
La tribune insiste surtout sur une contradiction : une loi présentée comme relevant de la morale publique produirait, selon son auteur, des effets politiques pour ses propres promoteurs. Amadou Bal BA cite notamment le cas de Ndiaga Seck, alias « Fatou Seck », présenté comme un comptable originaire de Ziguinchor et proche d’Ousmane Sonko. Il ajoute que Madiambal Diagne a prétendu que le Premier ministre aurait remis sa démission, avant un démenti du président du PASTEF, qui parle d’« une manipulation » de l’information.
Le texte revient aussi sur un précédent survenu à Kaolack, où le corps d’un homosexuel aurait été déterré puis brûlé, avec des images diffusées sur les réseaux sociaux. Amadou Bal BA mentionne en parallèle l’écrivain Mohamed Mbougar Sarr et son roman Les hommes purs, publié en 2018, pour rappeler que la place des « Goor Jigéen » dans la société sénégalaise reste un débat ancien. La fin de l’article disponible prend la forme d’un appel clair : l’auteur demande la dépénalisation de l’homosexualité et l’arrêt des violences qu’il juge liées à cette question.