L’Assemblée nationale du Sénégal se penche ce mercredi 11 mars 2026 sur un projet de loi visant à durcir la répression de l’homosexualité. Porté par le gouvernement du Premier ministre Ousmane Sonko, le texte prévoit notamment un renforcement des peines prévues par le Code pénal. Le parti Pastef – Les Patriotes appelle ses militants à se mobiliser pour soutenir cette initiative législative.
Un projet de loi pour renforcer les sanctions
Les députés sénégalais examinent ce mercredi un projet de loi qui vise à modifier les dispositions actuelles du Code pénal relatives aux relations entre personnes de même sexe. Le texte, introduit par le gouvernement dirigé par le Premier ministre Ousmane Sonko, prévoit un durcissement significatif des peines.
Actuellement, la législation sénégalaise sanctionne les actes qualifiés « d’actes contre nature » par des peines allant d’un à cinq ans de prison. La réforme envisagée prévoit un doublement des peines, pouvant aller jusqu’à dix ans d’emprisonnement, accompagné d’une augmentation des amendes.
Le projet prévoit également des sanctions contre toute promotion ou apologie de l’homosexualité, avec des peines de prison et des amendes plus élevées.
Le ministère de la Justice en première ligne
La défense du texte devant les parlementaires est assurée par Mme le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé d’exposer les motivations du gouvernement et les modifications envisagées du dispositif pénal.
Selon les autorités, cette réforme vise à renforcer l’arsenal juridique existant et à répondre aux attentes d’une partie de l’opinion publique et de certaines organisations religieuses qui réclament depuis plusieurs années un durcissement de la loi.
Pastef appelle à la mobilisation
Dans ce contexte, Pastef – Les Patriotes, formation politique au pouvoir, a lancé un appel à la mobilisation de ses militants et sympathisants afin de soutenir le projet de loi lors de son examen à l’Assemblée nationale.
Le parti estime que cette réforme s’inscrit dans la volonté du gouvernement de préserver les valeurs sociales et culturelles du pays.
Un débat sensible au Sénégal
La question de l’homosexualité demeure particulièrement sensible au Sénégal, pays majoritairement musulman et attaché à des valeurs sociales conservatrices.
Le débat parlementaire autour de ce projet de loi est suivi de près, tant par les acteurs politiques que par la société civile. Certains y voient une volonté de criminaliser davantage l’homosexualité, tandis que d’autres plaident plutôt pour un durcissement des peines, en invoquant des considérations techniques.
Selon ces derniers, une criminalisation plus large pourrait retarder les procédures judiciaires, voire entraîner des risques d’erreurs judiciaires. D’autres voix s’inquiètent également de ses implications pour les libertés individuelles.
En tous cas ce n’est pas ce que vous aviez dit pendant votre campagne, mensonges et tricheries
Tapalé rék! Il faut tout simplement criminaliser l’homosexualité