À l’occasion de la fusion de plusieurs formations politiques avec Pastef, Ousmane Sonko a tenu un discours mêlant hommage aux militants et mise en garde contre l’autosatisfaction. Selon Dakaractu, le président de l’Assemblée nationale a salué l’engagement des militants de base, qu’il qualifie de « sacerdoce au service des populations », et rappelé être à l’origine du nom Pastef, conçu comme un cadre de transmission de valeurs fondé sur le « don de soi pour la patrie ».
« Ne pas se croire majoritaire »
Mais au-delà des satisfecit, Sonko a adressé un avertissement clair : « L’une des plus grandes erreurs, c’est de penser que nous sommes majoritaires dans ce pays et qu’il n’est pas nécessaire de s’ouvrir », a-t-il déclaré. Pour lui, la politique reste avant tout une compétition, et le parti ne doit pas tomber dans l’entre-soi.
Cette intervention intervient alors que Pastef accueille en son sein plusieurs partis alliés, notamment ceux de Habib Sy, Malick Gakou et Dame Mbodj. Le congrès du parti, initialement prévu en avril 2026, a été reporté à plusieurs reprises, et les textes préparatoires n’étaient pas encore diffusés à la base fin février 2026.
Sonko a plaidé pour la construction d’un appareil politique solide et durable, insistant sur la nécessité d’un leadership pluriel. « Le leadership est important, mais il doit être pluriel », a-t-il affirmé, appelant le parti à se donner les moyens institutionnels de sa pérennité.
