France : La condamnation de Marine Le Pen suscite des réactions à Paris

La condamnation de Marine Le Pen à cinq ans d’inéligibilité n’a pas provoqué de surprise chez les passants interrogés dans les rues de Paris ce mercredi 2 avril. Comme rapporté par nos confrères de l’agence Anadolu, cette décision est largement acceptée au nom d’une justice équitable. Claire, rencontrée près des Invalides, exprime ainsi que « c’est juste dans la mesure où elle a fait une faute ».
Claire ajoute que, bien que Marine Le Pen fasse appel, elle estime que la peine est appropriée. Elle déclare que le Rassemblement national tente de présenter ceci comme une attaque politique, mais précise : « Quand on fait des erreurs, on les paye. Comme tous les citoyens français. »
André partage ce point de vue, affirmant que « quand on a fauté, on doit payer. La justice doit passer. La loi avait été votée comme ça, avec cette inéligibilité immédiate. C’est dur, mais c’est la loi. Et c’est nécessaire pour notre pays. »
D’un ton similaire, Hugo salue une justice qui s’applique à tous, ajoutant : « C’est bien, on applique la loi. Elle a ce qu’elle mérite. » Il nie toute dimension politique dans cette décision, affirmant : « Il n’y a rien de politique. »
Julien, plus critique envers le système politique en général, estime que « historiquement, on a trop longtemps toléré les choses commises par nos élites. Le fait qu’elles soient encore soutenues montre que les gens privilégient leurs opinions à la bonne tenue du pays. » Il espère que la condamnation de Le Pen reflète une vraie décision de justice.
Sabrina exprime un sentiment de soulagement, disant : « J’avoue, j’ai été contente. » Cependant, elle s’interroge sur la sévérité de la peine, la comparant à Gérard Depardieu. Elle critique une éventuelle disparité : « Elle a eu une plus grosse peine que Gérard Depardieu, qui est accusé d’attouchements et de viols. Elle, elle a juste volé de l’argent. »
Pour rappel, le parquet de Paris a détaillé que Marine Le Pen a utilisé des fonds du Parlement européen pour rémunérer illégalement des collaborateurs de son parti, avec un préjudice estimé à plus de 600 000 euros. Marine Le Pen annonce faire appel, décrivant la décision comme « politique » et envisage de saisir la Cour européenne des droits de l’homme et le Conseil constitutionnel.
Note : Les prénoms des personnes interrogées ont été modifiés. Ce développement a été rapporté par nos confrères d’Anadolu.