Le décret 2004-1186 est au cœur d’une nouvelle contestation dans le débat sur les fonds spéciaux. La Fédération nationale des cadres libéraux (FNCL) estime qu’Ousmane Sonko a tiré de ce texte une interprétation qui ne correspond pas à son objet.
Selon les cadres libéraux, le président de l’Assemblée nationale et leader de Pastef s’est appuyé sur ce décret, lors d’une conférence de presse, pour évoquer l’existence de fonds politiques rattachés à la Primature pendant la présidence d’Abdoulaye Wade. La fédération soutient au contraire que le texte ne traite ni de l’organisation ni du financement des services du Premier ministre.
La FNCL conteste l’interprétation du décret 2004-1186 défendue par Ousmane Sonko. Dans un communiqué rapporté par ndarinfo, elle affirme que le texte a créé une agence publique disposant d’une personnalité juridique et d’une autonomie financière. Elle précise qu’aucun fonds politique n’a été institué au bénéfice du chef du gouvernement et juge que l’assimilation entre cette agence et une enveloppe politique procède soit d’une lecture erronée, soit d’une présentation entretenant la confusion.
La fédération revient également sur les pratiques budgétaires de la période Wade. Elle assure que les différents Premiers ministres n’avaient pas de fonds politiques propres et que les moyens mis à leur disposition provenaient uniquement des crédits de souveraineté rattachés à la présidence de la République.
Cette position distingue ainsi les crédits de souveraineté présidentielle des fonds spéciaux actuellement au centre des échanges entre responsables politiques. Ousmane Sonko défend un encadrement strict de ces enveloppes, sans demander leur suppression, selon les éléments rapportés dans le communiqué.
La FNCL affirme enfin que les priorités des Sénégalais concernent notamment l’emploi des jeunes, le pouvoir d’achat, l’éducation et la stabilité du pays.

Nous avons des juristes qui sont mieux habilités à se prononcer et non des apprentis sorciers …………………..lolllllllllllllllll
Le décret est fait au nom des sénégalais et non d’un parti politique