Amadou Dawa Diallo alerte sur l’article 17 : « une voie ouverte à toutes les malversations » à l’Assemblée

« N’est-ce pas là, une voie ouverte à toutes les malversations possibles ? » Invité de Seneweb ce vendredi, le député Amadou Dawa Diallo a exprimé de vives préoccupations sur la gestion de certaines dépenses à l’Assemblée nationale. Membre de la Commission de la comptabilité et du contrôle budgétaire, il s’est référé à l’article 17 du règlement financier de l’institution, qui prévoit que « les dépenses de nature spéciale sont dispensées de contrôle ».

Selon l’élu de l’opposition, cette règle remet en cause le principe de transparence et fait du slogan « Jub Jubël Jubënti » un simple mot d’ordre sans effet à l’Assemblée. Il estime que l’absence de vérification sur ces fonds pourrait favoriser des dérives dans l’utilisation de l’argent public.

Ces vives préoccupations, relayées par Laviesenegalaise, rejoignent des positions exprimées précédemment sur la gestion des deniers publics. Le 22 mai 2026, le Premier ministre Ousmane Sonko avait déclaré devant les députés qu’il ne demandait pas la suppression des fonds politiques, mais leur encadrement par des mécanismes de contrôle. Il avait notamment cité un montant de 1,77 milliard de FCFA à la Primature, rappelant que cet engagement figurait dans les textes fondateurs de Pastef dès 2014.

Plus tôt dans l’année, en janvier 2026, le député Thierno Alassane Sall avait accusé le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, d’avoir camouflé l’achat de véhicules entre le 31 décembre et les matchs des Lions. Il dénonçait alors une procédure budgétaire jugée irrégulière et exigeait la divulgation du coût et des modalités de financement.

Le député Amadou Dawa Diallo siège à la Commission de la comptabilité et du contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale.

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