Guy Marius Sagna a rapporté les échanges tenus en commission sur le maintien des crédits spéciaux et des fonds politiques. Le député du groupe parlementaire Pastef a indiqué que le gouvernement aurait expliqué avoir besoin de ces enveloppes pour « faire de la politique » et « appuyer des ministres ».
Cette justification intervient alors que le texte fait l’objet d’une polémique. Le parlementaire a rappelé que le projet de Pastef publié en 2024 prévoyait déjà, à la page 37, un contrôle de ces fonds associant plusieurs acteurs. Comme le montre la vidéo publiée sur www.youtube.com et relayée par dakaractu, il a aussi rejeté les accusations selon lesquelles la loi viserait le président Bassirou Diomaye Faye.
L’enjeu dépasse toutefois la querelle institutionnelle du moment. Sous Abdou Diouf, les fonds politiques plafonnaient à 650 millions de FCFA par an. Sous Abdoulaye Wade, leur montant théorique est monté à 8 milliards annuels, tandis que les dépenses réelles ont fortement augmenté. Un rapport de l’Inspection générale d’État couvrant la période 2008-2012 fait état de 108 milliards de FCFA consommés, dont 48 milliards prélevés directement sur le Trésor sans régularisation. Dans un Sénégal confronté à de fortes tensions budgétaires, le maintien de ces crédits place donc la promesse de transparence de Bassirou Diomaye Faye face à une pratique dont l’ampleur financière est documentée.
Guy Marius Sagna a également démenti l’idée selon laquelle Ousmane Sonko aurait quitté la Primature avant de prendre position sur les fonds politiques. Selon lui, le Premier ministre avait abordé cette question alors qu’il était encore en fonction, lors d’une séance de questions d’actualité.
Le député a rappelé avoir déposé, en septembre 2025, une proposition de loi destinée à encadrer ces crédits et prévoyant la création d’une commission de vérification. Il l’avait soumise au président du groupe parlementaire Pastef et au président du parti, en la présentant comme la traduction d’un engagement politique. Ousmane Sonko lui avait alors demandé de patienter afin de pouvoir discuter avec « qui de droit ». Entre septembre 2025 et mai 2026, le Premier ministre a travaillé à améliorer le texte, jusqu’à aller plus loin que la proposition initiale de Guy Marius Sagna.
Le député a aussi accusé le président de la République de vouloir préserver des avantages hérités de l’ancien régime de Macky Sall et de ses proches. Il a enfin relevé le décalage entre le maintien du dispositif actuel par le gouvernement et la pratique de plusieurs grandes puissances mondiales, qui encadreraient strictement ce type de fonds.

Blindage la candidature de Sonko voir les lois votées par l’ex gouvernement
Tout ce bruit de la semaine dernière en grande convocation publiée dans les médias : 12 Projets de loi à examiner. Finalement TOUSS et communication verrouillée sauf celles à l’encontre du Président de la République. Oublié le vote du code du Travail et celui de la sécurité sociale que des milliers de salariés attendent, surtout les femmes salariées et les milliers du secteur informel exclus de la Protection sociale jusqu’ici. Ces députés du Pastef et leur Gourou ne sont intéressés que par le Pouvoir. Ils sont même prêts à changer la constitution pour mettre leur demi-dieu non sage comme Président de la République avant…2029. Quelle fiasco de Législature et de Fiasco de JJJumbanti sur tous les plans. Des milliers de jeunes Barca Barsakh ont dramatiquement compris avant tout le Monde. Ils savent que leur Pays n’est nullement dans la voie de l’émergence, ils préfèrent tenter l’exil mortel pour un petit gâteau de Paradis en rêve plutôt que de mourir en direct à Sunugalère. Maudits ceux qui leur avait promis le » Paradis