Extradition de Doro Gaye : La justice française dit non au Sénégal

La cour d’appel de Paris a émis mercredi un avis défavorable à la demande d’extradition de l’homme d’affaires sénégalais Doro Gaye, recherché par la justice de son pays dans le cadre d’une affaire d’escroquerie présumée.

Dans son arrêt, la juridiction française estime qu’il n’y a pas lieu d’accéder à la requête formulée par l’État du Sénégal. Cette demande reposait sur un mandat d’arrêt international délivré le 25 octobre 2024 par le deuxième cabinet d’instruction du tribunal de grande instance hors classe de Dakar.

Doro Gaye est poursuivi au Sénégal pour des faits présumés d’escroquerie qui auraient été commis à Dakar entre le 2 avril et le 25 octobre 2024.

Au-delà du rejet de la demande d’extradition, la cour d’appel de Paris a également ordonné la levée du contrôle judiciaire auquel l’homme d’affaires était soumis en France depuis le 17 décembre 2024.

Conformément à la procédure, le dossier sera transmis au garde des Sceaux, ministre français de la Justice, accompagné d’une copie authentique de la décision rendue par la cour.

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4 commentaires

  1. Attendre une autre sentence relevait de l’illusion. En refusant d’extrader Doro Gaye au nom des droits fondamentaux, Paris rappelle que la justice ne capitule pas devant les simulacres d’équité.
    L’appareil judiciaire de Dakar ne sert plus que de paravent à un système carcéral d’une violence inouïe, évoquant le bagne des galères antiques. Le tort ne revient pas à celui qui fuit la parodie de justice, et le refus français n’est en rien un calcul politique. C’est bien le régime sénégalais, et son mépris systémique des droits humains, qu’il faut aujourd’hui clouer au pilori.

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