Entre mercredi et jeudi, une Tabaski encore célébrée en ordre dispersé au Sénégal

À l’image de plusieurs pays musulmans, le Sénégal entre, à partir de ce mercredi, dans la célébration de la Tabaski, qui se poursuivra jusqu’à demain jeudi. Mais, une nouvelle fois, la fête est marquée par l’absence d’une date commune entre les principales instances chargées de l’observation du croissant lunaire.

La Coordination des Musulmans du Sénégal (CMS) et la Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire (Conacoc) n’ont toujours pas réussi à harmoniser leurs positions, perpétuant ainsi une divergence devenue récurrente autour du début et de la fin des grandes fêtes religieuses musulmanes.

Pourtant, au-delà des arguments théologiques et des méthodes d’observation avancés de part et d’autre, tous reconnus dans la tradition islamique, beaucoup de Sénégalais continuent d’appeler à davantage d’unité. Car une célébration dans l’unisson apparaît, pour nombre d’observateurs, comme un facteur d’apaisement social et de cohésion nationale.

Une fête célébrée le même jour permettrait, selon plusieurs voix, de « tranquilliser les esprits », mais aussi de mieux organiser le temps social, économique et administratif du pays.

Dans un contexte économique jugé difficile depuis plusieurs années, certains estiment qu’une harmonisation des calendriers religieux pourrait également contribuer à une meilleure rationalisation des activités et limiter les perturbations dans les secteurs du commerce, des transports ou de l’administration.

Au-delà de l’aspect organisationnel, la question touche aussi à l’idée d’unité nationale. Beaucoup voient dans les grandes réussites du Sénégal le résultat d’un élan collectif porté par « l’union des cœurs et des esprits ».

L’exemple des deux étoiles figurant sur le maillot de l’Équipe du Sénégal de football, symboles des sacres continentaux des Lions de la Teranga, revient souvent dans les discussions. Si le talent des joueurs a été déterminant, ces victoires ont également été perçues comme l’expression d’une communion nationale rare, dépassant les clivages politiques, sociaux et religieux.

Dans ce contexte, les appels à une unité d’action autour des grandes fêtes religieuses continuent de se multiplier. Pour leurs partisans, l’objectif dépasse largement la simple fixation d’une date : il s’agit surtout de renforcer le sentiment d’appartenance collective et de raviver l’espoir autour des initiatives portées par le peuple sénégalais.

Ainsi, à l’occasion de cette Tabaski, nombreux sont ceux qui plaident encore pour « l’unité dans l’action et l’unisson dans la célébration », au nom de la cohésion nationale et du vivre-ensemble sénégalais.

Dewenety à Tous !

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3 commentaires

  1. Les courants Religieux, ce n’est pas que dans l’islam ! Ailleurs, il y’a des dits « Protestants » ou autres.
    HALTE à la stigmatisation.
    La croyance est un choix LIBRE !

  2. Ça va continuer comme car la majorité observe le croissant lunaire alors que certains suivent l’Arabie saoudite.

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