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Enseignement supérieur : Contraintes et Enjeux vus par Cheikh Oumar Hanne

La 5ème Conférence sur l’État de l’Education en Afrique (SOE, 2019) a été ouverte jeudi, par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri). Cheikh Oumar Hanne, représentant le chef de l’Etat, a diagnostiqué les problèmes rencontrés par l’enseignement supérieur en Afrique et passé au peigne fin les réformes envisagées.  

Le Sénégal a accueilli, en collaboration avec Africa-America Institute, la 5éme édition de la Conférence Annuelle sur l’Etat de l’Education en Afrique sur le thème : « l’Emergence africaine ».

Il s’agit aussi de réfléchir sur les nouvelles et grandes orientations de l’Education en Afrique durant les prochaines décennies.

Enseignement supérieur, le maillon faible

“Si les niveaux primaire et secondaire ont fait l’objet d’importants investissements, il n’en est pas ainsi pour l’enseignement supérieur qui reste le maillon faible du système, particulièrement en Afrique, avec des taux d’accès ne dépassant pas les 18%, alors que ceux des pays occidentaux avoisinent les 76%”, a constaté Cheikh Oumar Hanne, face aux spécialistes.

Aujourd’hui, poursuit le ministre, “l’économie mondiale est devenue une économie du savoir, dans laquelle les véritables richesses sont, en plus des ressources naturelles, les ressources humaines, scientifiques et technologiques”. Toutes choses qui font dire à M. Hanne que redynamiser l’enseignement supérieur en Afrique, c’est tout simplement le faire pour nos économies et doter nos pays des ressources humaines qualifiées indispensables à leur émergence.

Enjeux globaux et réformes

Mais cet enseignement supérieur est confronté à des enjeux globaux tels que la croissance de la demande de savoir, la diversification des disciplines à enseigner, la révolution des technologies de l’information, mais également à des défis plus régionaux et nationaux.

Raison pour laquelle, explique le ministre de l’Enseignement supérieur, plusieurs pays d’Afrique se sont engagés dans des réformes de leur système d’enseignement supérieur pour tenter de renforcer la gestion, d’améliorer la pertinence des enseignements, de renforcer les capacités des universités, d’engager des partenariats avec les autorités locales, et les entreprises, de renforcer les capacités nécessaires à la production et à la diffusion des connaissances, mais aussi d’améliorer leur compétitivité sur le marché mondial des connaissances.

Défis nombreux

Et, le Sénégal a entrepris le déploiement d’une nouvelle carte universitaire qui consacre un étalement vers l’intérieur du pays de nouveaux campus universitaires, d’Instituts supérieurs d’enseignement professionnels (ISEP) et d’Espaces numériques ouverts de l’Université Virtuelle du Sénégal (UVS).

Cependant, les défis auxquels est confronté l’enseignement supérieur, surtout en Afrique, sont bien nombreux. Les exigences des partenaires, celles des acteurs, la forte demande d’accès, le développement de l’enseignement supérieur privé, la nécessité de disposer de ressources humaines de meilleure qualité, l’obligation d’une meilleure utilisation des ressources publiques auxquelles les autorités de tutelle doivent faire face, en constituent des exemples patents.

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