Cette prise de position intervient après une réunion de concertation tenue le 13 juillet 2026 à Dakar par le ministre des Télécommunications et du Numérique. Des représentants d’administrations, d’opérateurs télécoms et d’entreprises privées exploitant des services essentiels y avaient discuté de la protection des infrastructures critiques.
« Nous devons faire de la cybersécurité une véritable culture administrative. » C’est dans cette direction qu’El Malick Ndiaye, 1ᵉʳ vice-président de l’Assemblée nationale, s’est exprimé jeudi, pendant l’examen du projet de loi n° 25/2026 sur la protection des infrastructures d’information critiques et la sécurité numérique.
À ses yeux, l’apprentissage des bons réflexes numériques doit concerner l’ensemble des agents publics, et non plus les seuls informaticiens. Les administrations centrales, les services déconcentrés, les collectivités territoriales et les établissements publics sont concernés par cette démarche.
Le parlementaire suggère donc d’intégrer, dès la prise de fonction, un module obligatoire sur la cybersécurité et la protection des données. Ce dispositif serait complété par des sessions régulières de mise à niveau.
Les communications personnelles dans le viseur
La gestion des documents sensibles constitue un autre point d’alerte. El Malick Ndiaye critique leur transmission par des adresses électroniques personnelles, des messageries instantanées ou des plateformes qui ne sont pas nécessairement maîtrisées par l’État. Il souhaite voir cette pratique progressivement disparaître.
Chaque agent devrait, selon lui, bénéficier d’une adresse électronique professionnelle sécurisée. Les informations sensibles de l’administration auraient ensuite vocation à emprunter uniquement des canaux institutionnels sécurisés et contrôlés.
La sécurisation des téléphones et des ordinateurs professionnels figure également parmi ses priorités. La perte, le vol ou la compromission d’un appareil peut exposer des courriers, des documents, des contacts ainsi que des informations confidentielles.
Il préconise à ce titre plusieurs garanties : authentification renforcée, chiffrement, mises à jour régulières, sauvegarde sécurisée et effacement à distance des données professionnelles.
Les propos d’El Malick Ndiaye ont été rapportés par lesoleil. Les députés examinent ce jeudi le projet de loi n° 25/2026, ainsi que la ratification de propositions de résolution portant création de commissions d’enquête.
