« Capitaliser sur les progrès enregistrés » : c’est l’un des messages portés par la COSYDEP lors de l’ouverture de sa session annuelle « Nos Vacances pour l’École », à Dakar.
Placée sous le thème « Apprendre de l’année 2025-2026 pour mieux réussir 2026-2027 », la rencontre, rapportée par dakar92, a permis de dresser le bilan des résultats scolaires et d’examiner les pratiques ayant contribué à ces performances.
Le bilan du Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE) illustre l’ampleur des progrès à consolider. Le taux national de réussite a atteint 94,49 % en 2026, contre 70,73 % en 2025. Sur les 306 484 candidats inscrits, 302 809 ont composé et 286 131 ont été admis, avec un taux de présence de 98,80 %.
La COSYDEP veut capitaliser sur ces performances afin d’identifier les réformes et les méthodes à maintenir. Parmi les mesures citées figurent la réorganisation du CFEE, la numérisation des procédures et la double saisie des notes. Le traitement des examens est également passé d’environ deux mois à une dizaine de jours.
La réforme du CFEE, adoptée en Conseil des ministres le 6 mai 2026, supprime le concours d’entrée en sixième et instaure une scolarité obligatoire de dix ans. Le nouveau décret fixe par ailleurs à dix ans l’âge plancher pour se présenter à l’examen et ouvre la voie à une orientation vers la formation professionnelle. Cette évolution place toutefois l’État face à un défi majeur : en 2024-2025, le Sénégal ne comptait qu’un peu plus de 1 000 collèges et lycées publics pour 270 000 à 305 000 candidats par an.
Pour l’organisation, ces avancées doivent devenir des acquis durables. Elle préconise une exploitation plus efficace des données produites par les évaluations, ainsi qu’un renforcement de l’évaluation formative. Cette approche permet de suivre régulièrement les apprentissages et de mieux accompagner les élèves en difficulté grâce à la remédiation.
La coalition demande aussi une rénovation du cadre normatif de l’éducation. Trois chantiers sont présentés comme prioritaires : l’application effective de l’obligation scolaire, la révision de la loi d’orientation de l’éducation et l’adoption d’un Code de l’enfant. Elle préconise également de mieux préciser les responsabilités liées aux infrastructures, au recrutement des enseignants, aux équipements, aux supports pédagogiques, au transport et à l’alimentation scolaire.
La protection des droits de l’enfant et l’adaptation des programmes aux transformations de la société figurent également parmi les évolutions attendues. La stabilité de l’espace scolaire constitue un autre enjeu soulevé lors de la session. Les crises et les tensions sociopolitiques peuvent affecter le bien-être des élèves et interrompre les apprentissages. Les travaux doivent donc contribuer à préserver l’École de ces perturbations.
