Écoles privées non reconnues : la valeur des diplômes des anciens reste incertaine

La Direction générale de l’Enseignement supérieur a publié le 2 octobre 2026 une liste de 34 établissements privés dont la reconnaissance n’est pas établie. Cette publication, rapportée par senenews, intervient dans un contexte de contrôle renforcé : le 29 juillet, le ministère avait menacé de fermeture immédiate les établissements privés d’enseignement supérieur non autorisés.

Les deux situations ne se confondent pas : la liste précise que la reconnaissance n’est pas établie au 1er octobre 2026, mais ne retrace ni l’existence d’autorisations antérieures ni le statut des formations pour chaque année passée. Le ministère rappelle toutefois que l’ouverture d’un établissement, la délocalisation ou l’extension de filières nécessitent le dépôt d’un dossier complet et l’obtention d’un agrément provisoire. Cette exigence rend la vérification du statut à la période exacte des études déterminante pour les anciens étudiants.

Des conséquences possibles sur les parcours

Vingt-cinq antennes de l’Institut supérieur d’entrepreneurship et de gestion figurent dans la liste, avec notamment l’Institut moderne de Mbour, l’École supérieure d’administration et de gestion de Saint-Louis et Sup Management Intelligentsia à Ziguinchor. Le CEDS et le CIS-Paix Upeace, à Dakar, y sont mentionnés pour leurs formations doctorales.

Un ancien diplômé qui présente sa candidature à un concours administratif ou à un recrutement de l’État pourrait être confronté à une vérification de son diplôme. Une inscription en master dans une université publique, un établissement privé agréé ou à l’étranger, ainsi qu’une demande d’équivalence, peuvent également dépendre de la reconnaissance du titre.

Dans le privé, les compétences et l’expérience peuvent compter dans l’évaluation d’un candidat. Toutefois, la liste désormais accessible au public pourrait aussi être consultée par les services de ressources humaines lors d’un recrutement ou d’une promotion. Elle ne permet pas, à elle seule, de déterminer le statut de chaque établissement au moment où ses anciens étudiants suivaient leur formation, alors que les mesures annoncées en juillet visent les structures non autorisées.

Une clarification attendue sur les années précédentes

La Direction générale de l’Enseignement supérieur a mis un numéro de contact à la disposition du public pour obtenir des renseignements. Les anciens étudiants peuvent aussi lui demander de confirmer le statut de leur établissement ou de leur programme à la période concernée.

Il leur est conseillé de conserver les certificats de scolarité, relevés de notes, attestations de réussite et reçus de paiement, ainsi que tout document relatif à une autorisation, une habilitation ou un partenariat avec une université reconnue. Le cadre de l’enseignement supérieur privé est fixé par la loi n°94-82 et ses décrets d’application.

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3 commentaires

  1. La DEE et la DEMSG du Ministère de l’éducation sont attendues dur ce terrain. Beaucoup de laxisme du corps de contrôle !
    50% de ces écoles ne sont pas autorisées. Et pourtant on laisse faire!

  2. Parlez des universités publiques qui délivrant des diplômes aux métiers d’infirmier et de sage femme non reconnus par l’Etat du Sénégal.

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