L’enseignement supérieur privé dans la région de Saint-Louis est confronté à un défi de taille en matière de reconnaissance des diplômes. Sur les seize établissements recensés, seuls trois disposent d’une habilitation institutionnelle délivrée par le ministère de l’Enseignement supérieur, a révélé l’ANAQ-Sup à l’issue d’une tournée de trois jours dans la zone, rapporte EnQuête+.
Le professeur Massamba Diouf, secrétaire exécutif de l’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur (ANAQ-Sup), a indiqué que ce constat met en évidence les efforts restant à accomplir pour renforcer la conformité et la qualité de l’offre de formation. « Nous allons les accompagner pour que tout soit conforme. D’ailleurs, c’est ce qui explique notre présence à Saint-Louis », a-t-il déclaré, soulignant l’objectif de rapprocher le dispositif national d’assurance qualité des acteurs locaux.
Dans le même temps, l’Université Cheikh Ahmadoul Khadim (UCAK) de Touba a entamé le processus d’accréditation de ses diplômes après validation de son habilitation institutionnelle, une étape cruciale pour la reconnaissance de ses formations. Le président du CCAK, Serigne Ahmadou Badawi Mbacké, a exprimé son optimisme quant à cette avancée, qui illustre les efforts déployés par certains établissements pour se conformer aux normes nationales.
Malgré ce bilan contrasté, l’Université Gaston-Berger (UGB) de Saint-Louis se démarque avec un taux d’accréditation des programmes variant entre 35 % et 40 %, une grande partie de ses diplômes étant déjà couverte par l’habilitation institutionnelle. L’UGB est ainsi considérée parmi les bons élèves de la région, même si des progrès restent à réaliser pour l’accréditation de l’ensemble de ses programmes.
La priorité de l’ANAQ-Sup demeure la reconnaissance des diplômes, facteur essentiel pour faciliter l’accès à l’emploi, l’intégration dans la fonction publique et la mobilité des diplômés, tant au niveau national qu’international, a rappelé Pr Massamba Diouf.


