Écoles privées : frais en hausse et absence de barème homologué au Sénégal

À l’approche de la rentrée scolaire, les familles sénégalaises font face à une hausse des coûts dans plusieurs établissements privés. Les frais d’inscription augmentent, les mensualités peuvent progresser de 5 000 FCFA ou davantage et certaines écoles imposent l’achat des tenues et des fournitures auprès de leur propre réseau.

Les écoles privées trop chères pèsent particulièrement sur les ménages qui se tournent vers ce secteur en raison des classes parfois très chargées dans le public. Sur Facebook, un parent estime que l’État doit mieux encadrer les tarifs et rappelle que l’éducation ne devrait pas devenir un luxe. Le même témoignage évoque des classes publiques pouvant approcher 100 élèves.

Les témoignages publiés en ligne donnent aussi des exemples de dépenses. Une famille mentionne deux inscriptions à 80 000 FCFA chacune, une mensualité de 16 500 FCFA et 36 250 FCFA de fournitures pour une classe de CE1 à Thiès. D’autres parents affirment que le préscolaire et le primaire coûtent plus cher que des inscriptions en master. Ces réactions ont été rapportées par pressafrik.

Des citoyens reprochent aux autorités administratives, au ministère de l’Éducation nationale et aux Inspections d’académie de ne pas suffisamment contrôler ces pratiques. Ils dénoncent l’absence de barème homologué et critiquent la liberté laissée aux promoteurs pour fixer leurs tarifs. Les mêmes témoignages évoquent des enseignants sous-payés et précarisés ainsi que des bâtiments parfois inadaptés à l’accueil des enfants.

Le 18 décembre 2025, un diagnostic présenté à Dakar indiquait que 91 % des écoles privées sénégalaises ne disposaient d’aucune reconnaissance officielle, tandis qu’un plan de formalisation concernait 5 200 établissements. Le secteur privé représentait alors 40 % de l’offre éducative au Sénégal.

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