Le gaz, les mines et l’agriculture ont été placés au cœur de la stratégie de transformation économique présentée par le gouvernement. Ces secteurs doivent s’appuyer sur plusieurs projets structurants pour renforcer la production et l’industrialisation du Sénégal.
Lors de sa Déclaration de politique générale, présentée mardi 8 septembre devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô a détaillé les projets catalytiques de la DPG. Cette expression désigne des initiatives destinées à lever des blocages et à entraîner d’autres activités économiques. Le ministère de l’Industrie, du Pétrole et des Mines est appelé à jouer le rôle de catalyseur de cette industrialisation, en lien avec les structures publiques chargées de l’énergie et des ressources extractives.
Comme l’écrit dakar92, le volet énergétique repose notamment sur le développement de Yakaar-Teranga, dont la première phase pourrait coûter entre 5 et 10 milliards de dollars, selon le modèle qui sera retenu après les études. Ce projet est appelé à prendre le relais de Grand Tortue Ahmeyin (GTA), entré dans une phase active de développement après un accord technique conclu en mai avec BP. Les ministres de l’Énergie mauritanien et sénégalais ont d’ailleurs coprésidé une réunion de coordination à Nouakchott, alors qu’une réflexion commune est engagée sur l’utilisation locale du gaz produit par GTA.
Le Réseau gazier du Sénégal doit relier les zones de production aux infrastructures énergétiques. Une première liaison doit notamment connecter Grand Tortue Ahmeyin à la centrale électrique de Gandon. À terme, le réseau de gazoducs doit s’étendre sur 400 kilomètres, pour un investissement évalué à 650 milliards de FCFA. L’enjeu dépasse l’acheminement du gaz : le Sénégal vise l’autosuffisance énergétique et 140 milliards de FCFA d’économies dès 2026.
Cette organisation mobilise plusieurs acteurs publics. La SOMISEN, l’AZER, l’ANER et la SENELEC sont des démembrements du ministère de l’Énergie, appelés à accompagner la mise en œuvre des projets gaziers et électriques et à faire le lien entre production, transport et consommation.
Le projet SAR 2 prévoit de moderniser le raffinage et d’y associer un complexe pétrochimique. L’objectif affiché est de transformer les ressources énergétiques en activités industrielles et en valeur ajoutée.
Dans le secteur minier, l’exécutif envisage de développer le fer et la métallurgie dans le pôle Sud-Est. Un hub minier régional doit couvrir notamment Kédougou et la Falémé.
Les phosphates et les engrais figurent également parmi les axes retenus. Le projet industriel de Matam doit associer l’exploitation des ressources à un centre de recherche et à une université, afin de rapprocher production, innovation et formation.
Le gouvernement prévoit aussi une usine d’engrais azotés destinée aux besoins nationaux et au marché régional, ainsi que le déploiement des trois agropoles Nord, Ouest et Est.
Le projet agro-industriel annoncé doit atteindre, à terme, 10 000 hectares.

LE SÉNÉGAL EST UN PAYS PÉTROLIER GAZIER ET MINIER AVEC DES RESSOURCES NATURELLES DONT LE MONDE A BESOIN ! EN CONSÉQUENCE LE SÉNÉGAL A LES MOYENS DE SOLVABILITÉ DE SA DETTE ET DE SA SOUVERAINETÉ ! A condition que les ressources ne soient gérées dans l INTÉRÊT DU PEUPLE SÉNÉGALAIS ET NON LIVRÉES À BAS PRIX pour solder des dettes dont le Sénégal a les moyens de SOLVABILITÉ !🇸🇳👍🕊🌿