Lors d’un point presse lundi, Donald Trump a révélé, comme l’a rapporté Footmercato, avoir contacté Gianni Infantino, le président de la FIFA, pour demander la révision du carton rouge infligé à l’attaquant américain Folarin Balogun. Le président des États-Unis a notamment avoué ne pas connaître la signification d’un carton rouge, une admission qui a suscité l’étonnement.
« Je m’y connais vraiment bien dans ce sport. Je ne pensais pas que c’était une faute. Je pensais que c’était simplement deux grands athlètes qui s’étaient percutés », a d’abord déclaré Trump, avant de reconnaître : « J’avais entendu parler d’un carton rouge, mais je ne savais pas ce que ça voulait dire. » Il a justifié son appel à Infantino en estimant que cette exclusion était « très injuste » et que l’arbitre avait un « passé un peu douteux ».
La FIFA a finalement annulé la sanction contre Balogun, qui pourra ainsi disputer le huitième de finale de la Coupe du Monde 2026 contre la Belgique. L’avant-centre de l’AS Monaco avait écopé de ce carton rouge lors du seizième de finale remporté face à la Bosnie-Herzégovine (2-0), pour une faute sur le défenseur Tarik Muharemovic.
L’intervention de Trump est loin d’être un geste isolé. L’administration américaine a déployé des moyens considérables pour faire annuler ce carton rouge, comme l’a révélé une enquête de Politico. Le lobbyisme a impliqué plusieurs proches du président.
Andrew Giuliani, patron du comité d’organisation du Mondial 2026, a immédiatement prévenu Donald Trump, qui a ensuite appelé Infantino. Howard Lutnick, le secrétaire au Commerce, a également joué un rôle central et aurait participé à un dîner secret avec le patron de la FIFA. Balogun, auteur de 19 buts avec Monaco en club la saison passée, est un atout majeur pour la sélection américaine.
