L’affaire Folarin Balogun prend une dimension politique. Selon une source proche du dossier citée par l’AFP et une information révélée par le New York Times, le président américain Donald Trump est intervenu personnellement auprès du président de la FIFA, Gianni Infantino, afin de demander un réexamen de la suspension infligée à l’attaquant des États-Unis.
L’échange entre les deux hommes aurait eu lieu mercredi, au lendemain du carton rouge reçu par Balogun lors du seizième de finale remporté (2-0) face à la Bosnie-Herzégovine. L’attaquant, meilleur buteur de la sélection américaine dans ce Mondial avec trois réalisations, avait été expulsé après avoir marché sur la jambe du défenseur Tarik Muharemovic à la retombée d’un duel aérien.
Conformément au règlement de la FIFA, un carton rouge entraîne en principe une suspension automatique d’un match, sans possibilité d’appel de la part de la fédération concernée.
Pourtant, dimanche, la FIFA a annoncé que sa commission disciplinaire avait modifié la sanction. La suspension ferme d’un match a été remplacée par une suspension avec sursis, assortie d’une période probatoire d’un an. Cette décision permet à Folarin Balogun d’être qualifié pour le huitième de finale contre la Belgique, programmé lundi à Seattle.
Quelques minutes après cette annonce, Donald Trump a salué la décision sur son réseau social Truth Social.
« Merci à la FIFA d’avoir fait ce qu’il fallait et d’avoir réparé une grande injustice ! », a écrit le président américain.
L’affaire avait déjà pris une tournure politique dès le lendemain de l’expulsion du joueur. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio avait dénoncé la décision arbitrale, estimant que les joueurs de Team USA s’étaient fait « entuber ».
La décision de la FIFA suscite toutefois de vives réactions en Belgique. La Fédération belge de football s’est dite « stupéfaite » par cette évolution, tandis que plusieurs responsables politiques ont dénoncé une atteinte aux principes du fair-play.
La ministre des Sports de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Jacqueline Galant, a notamment réagi sur le réseau social X.
« La vraie force, c’est de gagner avec fair-play (et en respectant toutes les règles). C’est ce que la Belgique fera demain », a-t-elle déclaré.
Cette décision, prise à la veille d’un match à élimination directe, continue d’alimenter les débats et donne à cette affiche entre les États-Unis et la Belgique une dimension qui dépasse désormais le simple cadre sportif.
