Diomaye Faye veut accélérer les réformes et fixe une échéance à octobre 2026

Réuni le jeudi 10 septembre 2026, le Conseil des ministres a été l’occasion pour Bassirou Diomaye Diakhar Faye de rappeler la place du secteur privé dans le développement économique et social du Sénégal. Le président souhaite faire du dialogue avec les entreprises un levier pour la croissance, l’investissement et l’emploi.

Cette orientation intervient après l’audience accordée au Conseil national du patronat (CNP) le 3 septembre, lors de laquelle une délégation conduite par Baïdy Agne a remis au chef de l’État un mémorandum consacré au financement de l’économie. Le document entend accompagner la mise en œuvre de l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, alors que l’accès aux financements demeure un enjeu central pour les entreprises et les investissements. La composition des interlocuteurs reçus a toutefois relancé le débat sur la représentativité du secteur privé consulté, notamment à travers une tribune critique d’Adama Gaye.

Le Gouvernement devra instaurer un suivi plus régulier avec les organisations patronales et accroître l’appui public en faveur d’un climat des affaires plus favorable. Le président demande également que le patronat participe à l’achèvement de la révision du Code général des impôts et du Code des douanes.

Cette démarche doit aller de pair avec une accélération des transformations visant à rendre le Sénégal plus compétitif et plus attractif. Le chef de l’État souhaite aussi voir progresser le règlement de la dette intérieure et faciliter l’accès des PME et PMI à la commande publique.

Autre chantier mis en avant : la formation professionnelle et technique. Le Premier ministre est chargé de réunir les conditions nécessaires à l’essor de la formation duale, fondée sur l’association entre enseignement théorique et apprentissage en entreprise. Les structures qui assurent la promotion et la gestion de cette formation devront, dans le même temps, être optimisées. L’exécutif est par ailleurs appelé à faire avancer les réformes foncières, jugées déterminantes pour l’investissement et le développement économique.

Le tourisme fait également partie des secteurs à relancer, avec une attention particulière portée au Crédit hôtelier. Des ressources devront être mobilisées pour permettre la réalisation, dans un cadre partenarial, des projets du New Deal Technologique. Le Gouvernement devra en outre mettre en œuvre de façon consensuelle les recommandations issues des États généraux de l’Industrie, du Commerce et des PME.

Deux textes devront être bouclés avec les organisations du secteur privé d’ici à la fin du mois d’octobre 2026 : le projet de loi d’orientation sur le patriotisme économique et le projet de Stratégie portuaire nationale.

Le respect du calendrier de réception des infrastructures portuaires projetées est également demandé, notamment pour les ports de Ndayane et de Bargny-Sendou.

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