Diomaye Faye interpellé sur la transparence des élections professionnelles des magistrats

Mame Ndianco Ndiaye interpelle le président de la République sur la cohérence de la réforme de la justice. Il pointe, dans une lettre ouverte relayée par Dakaractu, les interrogations entourant les récentes élections professionnelles de la magistrature.

L’auteur rappelle que le chef de l’État a été élu sur une promesse de rupture, notamment en matière d’indépendance judiciaire. Les Assises nationales de la justice avaient suscité un grand espoir, mais les modalités de ces élections posent question : respect des procédures, garanties offertes aux candidats, effectivité des voies de recours et perception d’impartialité.

Mame Ndianco Ndiaye estime qu’une institution chargée de contrôler la régularité des actes des autres doit s’imposer les exigences les plus élevées. Il s’interroge également sur le choix de confier la présidence du Bureau central à une autorité dont la fonction incarne l’équilibre institutionnel, ce qui soulève la question de l’apparence d’impartialité.

Ce n’est pas la première fois que la justice sénégalaise est au centre des préoccupations. En juillet 2026, Souleymane Téliko, directeur du Centre de formation judiciaire, avait plaidé pour une justice pleinement indépendante, citant l’article 91 de la Constitution. Il avait insisté sur la nécessité d’une séparation effective des pouvoirs, en présence du président Bassirou Diomaye Faye.

La lettre ouverte s’inscrit dans un contexte où la crédibilité de l’institution judiciaire est scrutée. Elle invite le président à démontrer que la réforme n’est pas un slogan, mais une méthode de gouvernement, et que la magistrature doit être exemplaire dans sa propre gouvernance.

La promotion 2024-2026 du CFJ était composée de 36 magistrats.

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