Le Front syndical pour la défense des travailleurs (FSDT) a annoncé une grève générale de trois jours, du 21 au 23 octobre 2026. Le mouvement concernera les secteurs public, privé et informel et vise à dénoncer ce que le front syndical qualifie d’absence de dialogue social.
Dans une déclaration rendue publique samedi, le FSDT a précisé que cette mobilisation portera notamment sur la défense du pouvoir d’achat, de l’emploi, des retraites, de la protection sociale et de la dignité des travailleurs.
Le secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement élémentaire (SNEEL), Cheikh Alassane Sène, a notamment dénoncé l’adoption, le 18 août 2026, de deux projets de loi qui, selon lui, auraient été adoptés sans concertation préalable avec les partenaires sociaux.
Le CDD de quatre ans contesté
Parmi les mesures contestées figure l’allongement à quatre ans de la durée du contrat à durée déterminée (CDD). Le FSDT estime que cette disposition pourrait contribuer à davantage précariser l’emploi.
Le front syndical s’oppose également aux changements envisagés dans la gouvernance des institutions de prévoyance sociale (IPS), notamment l’IPRES et la Caisse de sécurité sociale (CSS). Les syndicats considèrent ces modifications comme susceptibles de remettre en cause leur autonomie de gestion.
Selon le FSDT, plusieurs mois de démarches en faveur du dialogue social n’ont pas permis d’obtenir de réponses satisfaisantes à ses revendications. Le front syndical réclame ainsi la révision des dispositions qu’il conteste et le respect du tripartisme, en référence à la Convention n°144 de l’Organisation internationale du travail (OIT).
Pouvoir d’achat et retraites au cœur des revendications
Les syndicats demandent également la réintégration des travailleurs qu’ils estiment avoir été licenciés abusivement. Ils réclament, par ailleurs, l’extension de l’indemnité de logement à certaines catégories d’agents, le relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans ainsi que la revalorisation des pensions et des rentes.
Le FSDT demande aussi la mise en œuvre des engagements pris avec différents secteurs syndicaux.
Sur le volet du pouvoir d’achat, le front syndical réclame une baisse des prix des produits de première nécessité, mais aussi de l’eau, de l’électricité et des hydrocarbures. Il plaide enfin pour une réduction de la fiscalité appliquée aux salaires.
À travers cette grève de trois jours, le FSDT entend ainsi maintenir la pression sur les autorités pour obtenir des réponses à l’ensemble de ses revendications.





