Déficits, dettes et mauvaise gestion : Le bilan accablant d’Air Sénégal et d’AIBD

Un Conseil interministériel présidé par le premier ministre Ousmane Sonko, s’est tenu pour évaluer la situation financière et managériale d’Air Sénégal et de la société AIBD SA. Les conclusions dressent un tableau préoccupant, marqué par des dettes colossales, une gestion opaque et des investissements non rentabilisés.
Air Sénégal : Un gouffre financier
Créée en 2018 après la faillite de Sénégal Airlines, Air Sénégal a bénéficié d’un soutien financier massif de l’État, estimé à 181 milliards FCFA depuis son lancement. Pourtant, la compagnie nationale accumule des pertes vertigineuses :
- 2022 : Déficit de 89 milliards FCFA
- 2023 : Déficit de 57 milliards FCFA
- Dette actuelle : Plus de 118 milliards FCFA
L’une des principales sources de dépenses réside dans les locations d’avions, qui ont coûté plus de 100 milliards FCFA à la compagnie. De plus, le plan de relance initié en 2022 affiche un taux de réalisation famélique de 5%, soulevant des interrogations sur l’efficacité des mesures prises.
Face à ces difficultés, des défaillances managériales ont été relevées, ainsi que des décisions qui nécessitent des investigations approfondies.
AIBD SA : Une gestion contestée
La situation de la société AIBD SA, chargée de la gestion de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) et du développement des infrastructures aéroportuaires, est également source de préoccupations.
- Budget 2024 : 23 milliards FCFA, mais seulement 6 milliards FCFA de ressources propres
- Effectifs en hausse : De 275 agents (juin 2021) à 983 agents en 2024
- RDIA (Redevance pour le Développement des Infrastructures Aéroportuaires) : 200 milliards FCFA consommés via des contrats classés « secret-défense »
- Total engagé pour les projets : 470 milliards FCFA (avenants compris), dont 185 milliards FCFA déjà payés
- Certification des aéroports : Seul Cap Skirring a été certifié à ce jour
Un autre point sensible concerne la convention de concession avec LAS (LIMAK/AIBD/SUMA), qui n’a fait l’objet d’aucune évaluation depuis sa mise en place, posant la question de la transparence et de la rentabilité des accords conclus.
Vers une réforme nécessaire ?
Face à ces constats inquiétants, le gouvernement devra prendre des décisions fortes pour redresser Air Sénégal et optimiser la gestion d’AIBD. La nécessité de réformes structurelles, d’une gouvernance plus rigoureuse et d’une transparence accrue dans l’utilisation des fonds publics devient impérative. Reste à savoir quelles mesures concrètes seront mises en place pour éviter une nouvelle faillite dans le secteur aérien sénégalais.
Déclarez faillite et privatisez les deux compagnies. Une fois que c’est fait, limitez-vous au transport de foin, du Sine au Saloum.
File for bankruptcy and privatize both companies. When done, limit yourself to hay transportation from Sine to Saloum.
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Doudou Ka anah gnah?
C maintenant difficile de croire a ce que disent les nouvelles autorites. Ya trop de contte verite