Décret sur le Fonds intergénérationnel : sa gestion confiée au FONSIS, un analyste appelle à un recrutement transparent du DG

Le Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS) a démontré ces dernières années sa capacité à démultiplier les ressources publiques. Selon les données disponibles, l’institution a injecté 55 milliards de F CFA en fonds propres, générant un effet multiplicateur sur l’investissement national. Ce bilan intervient alors que le FONSIS se voit confier une nouvelle mission stratégique par le décret n°2024-153 du 21 février 2024.

Ce texte réglementaire, qui fixe les modalités de gestion et d’administration du Fonds intergénérationnel (FIG), charge officiellement le FONSIS de piloter ce mécanisme destiné à préserver une partie des revenus issus de l’exploitation des hydrocarbures au profit des générations futures. Le décret prévoit que le Directeur général du FONSIS assume également les fonctions de Directeur général du FIG, avec la responsabilité de la stratégie d’investissement et du compte rendu annuel devant le Président de la République et l’Assemblée nationale.

Face à ces nouvelles prérogatives, une exigence de transparence émerge. Dans une contribution publiée par Le Dakarois 221, l’analyste Soya Diagne plaide pour l’ouverture d’un appel public à candidatures afin de pourvoir la direction générale du FONSIS. Il souligne que cette procédure permettrait de choisir le dirigeant sur la base de critères objectifs de compétence et d’intégrité, tout en renforçant la confiance des citoyens et des partenaires internationaux.

Un enjeu de gouvernance et de crédibilité

La transparence du recrutement est d’autant plus cruciale que le FONSIS gère des ressources stratégiques. L’institution, créée pour investir dans des secteurs clés de l’économie sénégalaise, a prouvé son efficacité : les 55 milliards de F CFA injectés ont permis de mobiliser des volumes d’investissement bien supérieurs, confirmant son rôle de levier de la « Vision Sénégal 2050 ». Avec la gestion du FIG, ses responsabilités s’étendent désormais aux recettes pétrolières et gazières, un enjeu majeur pour l’avenir du pays.

Dans ce contexte, un recrutement ouvert serait conforme aux standards internationaux applicables aux fonds souverains et aux principes de bonne gouvernance mis en avant par le décret. Le texte impose au Directeur général de rendre compte chaque année devant le Président de la République et l’Assemblée nationale.

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