Dakar et Le Caire explorent des projets communs dans la pêche et les ports

Le Sénégal et l’Égypte cherchent à donner un cadre plus concret à leurs échanges dans le secteur maritime. À Dakar, la ministre sénégalaise de la Pêche et de l’Économie maritime, Amy Mara Dièye, a reçu une délégation égyptienne conduite par l’ambassadeur Khaled Aref.

La rencontre s’est tenue le 7 août 2026. Elle a porté sur la pêche, l’économie maritime et la valorisation des ressources halieutiques, avec la volonté de faire évoluer les discussions vers des projets opérationnels.

La coopération maritime entre le Sénégal et l’Égypte pourrait notamment concerner les infrastructures portuaires et halieutiques, les échanges techniques et scientifiques dans la pêche, ainsi que le renforcement des compétences des professionnels sénégalais. Ces pistes figurent dans le compte rendu présenté par Capmad.

Des domaines de partenariat ciblés

Les échanges ont aussi abordé l’appui à l’économie maritime et la formation des acteurs du secteur. L’expertise égyptienne en logistique et dans la gestion des corridors maritimes est évoquée comme un appui possible pour les infrastructures et l’organisation des flux régionaux.

Cette démarche intervient alors que le Sénégal fait de l’économie bleue un axe de transformation économique. La pêche reste présentée comme une source importante de devises, d’emplois et de sécurité alimentaire, tandis que les services portuaires et le tourisme côtier disposent encore d’un potentiel de développement.

Le président Bassirou Diomaye Faye avait, le 13 juillet 2026, ouvert le Forum international sur le développement durable des transports maritimes et de la logistique dans l’économie bleue. Il y avait défendu la modernisation des ports, la souveraineté maritime, la formation et la transition écologique pour positionner le Sénégal comme une plateforme africaine de référence.

Un programme bilatéral à préciser

À la suite de la réunion, les deux parties ont prévu de poursuivre leurs échanges dans les prochains mois. Les discussions doivent porter sur des projets portuaires, la coopération scientifique dans la pêche et des dispositifs de formation destinés aux professionnels.

Les autorités sénégalaises et la délégation égyptienne doivent désormais traduire ces pistes en programme bilatéral formalisé. Ce cadre pourrait être présenté lors de prochaines rencontres sectorielles ou visites de haut niveau.

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