« Une insulte aux Sénégalais ». La formule est signée Moundiaye Cissé, directeur exécutif du Collectif des organisations de la société civile pour les élections (COSCE). Elle résume l’hostilité suscitée par le projet de retour au septennat, relancé par des cadres du parti Kiiraay – Les Patriotes Républicains.
L’initiative, portée par le ministre Arona Coumba Ndoffene Diouf, a reçu l’appui de Baye Mayoro Diop, nommé directeur du Crous de l’université Alioune Diop de Bambey. Pour lui, un mandat de cinq ans « ne correspond pas aux réalités économiques » du pays. « Le Sénégal ne peut pas continuer à se payer le luxe de dépenser des centaines de milliards et perdre du temps, tous les 5 ans, pour organiser des élections », a-t-il lancé. Il réclame donc un référendum pour passer à sept ans.
Ces propos ont provoqué une vive réprobation. D’après Seneweb, le juriste Babacar Ba, coordonnateur du Forum du Justiciable, a dénoncé « un débat malsain qui menace directement la cohésion nationale ». Il a estimé que « les instigateurs de cette idée destructrice doivent faire l’objet d’une plainte pour trouble à l’ordre public ». Le journaliste Bachir Fofana s’est aussi démarqué de l’idée.
Mais au-delà des réactions, l’obstacle est surtout juridique. L’article 103 de la Constitution sénégalaise, issu du référendum de 2016, dispose que « la durée et le nombre de mandats consécutifs du Président de la République ne peuvent faire l’objet d’une révision ». Cette « clause d’éternité » verrouille tout changement : ni le président, ni l’Assemblée nationale, ni un référendum ne peuvent modifier le quinquennat. Tenter de le faire reviendrait à rompre l’ordre constitutionnel.
Le 1er août, Baye Mayoro Diop a annoncé sur Facebook son intention de revenir sur cette proposition de septennat.

Même pas dans mes rêves
La sonkophobie ou la peur d’affronter le pastef à une election mène à l’idiotie. Comment ces tarés de Coumba Ndofene ou Mayor Diop ont pu être ministre et DG dans ce pays ?
@kajoor,comme des adeptes de sweet beauty et compagnons d’un borom niari noms occupent où ont occupé de hautes fonctions au Sénégal, alors tout le monde peut être ministre et DG.
Comment le parti le plus minoritaire dans ce pays peut se permettre de telles dingueries.
Un petit article, cela se tripatouille et se réécrit en un claquement de doigts. Ismaïla Madior Fall ne me démentirait certainement pas !
2024, 2025, 2026… Les années filent et l’on ne fait que parler de politique, comme si elle était devenue la religion d’État exclusive du Sénégal. Il en ira exactement de même en 2027, 2028 et 2029. Lors de ces échéances, la routine reprendra son cours : on n’ira pas aux urnes pour élire un parti inspirant ou porter un vrai projet de société, mais simplement pour dégager une nouvelle clique de politiciens persuadés d’être infiniment plus intelligents que le reste du peuple.
Il faut vraiment être un opportuniste et un assoiffé de pouvoir pour prôner une idée aussi bête
yowe dé tu naura jamais le coeur apaisé Sonko mou selmi le choix du peuple donc toi batard tu n’y peux rien.