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Conseils des Ministres Décentralisés De St Louis à Dakar: Où en est-on avec les Engagements? Par Elhadji Daniel SO*

Pour une meilleure Territorialisation des Politiques Publiques et une bonne mise en cohérence des Plans de Développement des Collectivités Territoriales et des nouveaux Programmes d’Infrastructures de l’Etat, le Président Macky SALL, a entrepris, dès son avènement à la magistrature suprême, une nouvelle approche de gestion participative du Pouvoir à travers une délocalisation des réunions du conseil des ministres dans chaque région du Pays.

Cette longue série de Conseils des Ministres Décentralisés impliquant les 45 départements des 14 régions du Sénégal lui a permis d’être en contact direct avec les populations à travers leurs représentants locaux, de saisir parallèlement leurs différentes préoccupations, mais également de décider avec elles de leur avenir.

De St Louis, première capitale, où tout a commencé un mercredi 7 juin 2012, à Dakar, actuelle capitale, où l’on a clôturé un autre mercredi 20 juillet 2016 en passant par les 12 autres régions, des projets et programmes d’investissements conçus en parfaite « communion avec les populations autour de leurs aspirations légitimes et de leurs conditions de vie » dixit le Président Macky SALL, ont été évalués à hauteur de Quatre Mille Six Cents Soixante-douze Milliards de FCFA (4672 Milliards francs CFA) sur la période actualisée 2012-2018. Ces investissements publics et privés touchent entre autres les secteurs des infrastructures, du transport terrestre et maritime, de l’éducation, de l’agriculture, de la santé, de l’élevage, de l’hydraulique, de l’assainissement, de la jeunesse, du sport, ou encore de la culture.

Il sied de rappeler qu’avant la tenue du dernier Conseil des Ministres décentralisé à Pikine, pour le compte de la région de Dakar, un premier bilan d’étape avait été dressé par l’Etat du Sénégal et se présentait globalement comme suit :

Sur les 2.872 Milliards promis par le gouvernement dans le cadre de la programmation territoriale d’investissement retenue après les 13 premiers conseils des ministres délocalisés, 1.700 Milliards de francs CFA ont déjà été investis, soit un taux de réalisation de 61% des engagements à cette période. Autrement dit, sur les 881 projets d’engagement, 575 étaient en cours de réalisation, 275, entièrement mis en œuvre et seuls 92 projets étaient en attente de démarrage.

Ainsi, au bout de 4 longues années d’exercices de planification commune entre le gouvernement et les populations, il nous est maintenant loisible de nous poser la question suivante : qu’est-il advenu depuis lors ?

Afin de garantir une mise en exécution, dans les meilleurs délais, des projets et programmes précités, le Programme Triennal d’Investissements Publics (PTIP 2017-2019) évalué à 4791 Milliards de F CFA et adopté en Conseil des Ministres du mercredi 23 novembre 2016, prend le relais et alloue aux différentes régions plus de 2121,027 Milliards de FCFA de son budget pour le financement de 416 projets.

Ainsi, sur les 416 projets, Dakar prend les 97 pour un montant de 634,122 Milliards, Thiès 272,7 Milliards (21 projets), Fatick 96,3 Milliards (27 projets), Kaolack 101,022 Milliards (28 projets), Diourbel 85,1 Milliards (21 projets), Kaffrine 39,9 Milliards (19 projets), Tambacounda 222,011 Milliards (27 projets), Ziguinchor 90,5 Milliards (27 projets), Sédhiou 58,3 Milliards (18 projets), Kolda 65,3 Milliards (26 projets), Kédougou 58,4 Milliards (18 projets), Matam 107,3 Milliards (26 projets), Saint-Louis 188,2 Milliards (36 projets) et, enfin, Louga 104, 3 Milliards (25 projets).

Nonobstant cette bonne volonté manifeste du gouvernement de respecter ses engagements, un suivi-évaluation régulier sur le niveau d’exécution des projets et programmes est fait, au fur et à mesure à travers des Comités Régionaux de Développement (CRD) et des Conférences Territoriales présidés par les gouverneurs de régions.

C’est à la suite des rapports rendus par ces différents représentants de l’Exécutif que nous vous présentons les dernières évolutions suivantes en notre possession* (niveau d’exécution variable en hausse pour chacune des 14 régions) :

Le 07-juin-12, Saint-Louis avait exprimé en besoin d’investissements plus de 306 728 219 192 FCFA. A la réunion du Comité Régional de Développement de novembre 2016, les engagements en faveur de la région portant sur 33 projets ont connu un niveau d’exécution de 252, 1 Milliards, soit un taux de 89 %. Selon le Gouverneur de la Région, « Sur les 33 projets mis en avant, 19 ont connu une bonne exécution et sont terminés. Il y a 12 en cours d’exécution, un parmi ces projets a été abandonné tandis que d’autres n’ont pas encore démarrés » ;

Le 14-juin-12, la région de Kaolack budgétisait plus de 254 800 135 629 FCFA pour redevenir un pôle de développement économique à vocation sous régionale. Jusqu’en décembre 2016, la région a reçu plus de 170.356.926.400 FCFA en investissements publics et privés, soit un taux d’exécution de plus de 66, 6 %. Selon le rapport du gouverneur, « Le tableau des investissements privés et publics dans la région se présente à 59. 572 575 830 francs CFA dans le département de Kaolack, à 26. 222 658 598 pour Nioro, à 3. 647 151 173 pour celui Guinguinéo » ;

Au 27-juin-12, Ziguinchor tablait sur 360 820 261 269 FCFA. Au vu de la position géographique de la région, les autorités ont très tôt misé sur l’éducation, la santé et surtout sur la construction de routes et le renforcement de la liaison maritime par la mise à disposition de 3 bateaux (2 nouveaux et 1 réhabilité). Ainsi, des engagements d’une valeur de plus de 261,269 milliards de FCFA ont été honorés soit près de 73% au premier bilan présenté ;

– Le 26-juil-12, la région de Diourbel avait sollicité plus de 209 010 120 170 FCFA. Le développement des activités agricoles et pastorales, la préservation de l’environnement, la réalisation d’infrastructures routières, le renforcement des ouvrages hydrauliques et d’assainissement sont les secteurs choisis pour redorer le blason de la région. Ainsi, lors de la réunion du comité de pilotage de la conférence territoriale de novembre 2016, il ressortait du rapport, que, sur les 59 recommandations, 34 ont été réalisées, soit un montant de 227 Milliards de FCFA, loin des 209 Milliards initialement prévus. Selon le rapporteur du comité de pilotage, «le dépassement s’explique par l’inflation des coûts du marché financier et les 50 minibus supplémentaires du programme de modernisation de Touba sur les 100 prévus» ;

– Le 19-déc-12 à Louga, plus de 100 000 68 751 FCFA ont été initialement budgétisés pour la région. En octobre 2016, à l’issue d’une revue des programmes et réalisations des engagements du conseil des ministres décentralisé, le gouverneur de la région a présenté un bilan à mi-parcours et cumulé avec les projets du PSE. Selon ce dernier, « La réalisation des engagements pris lors du Conseil des Ministres décentralisé de Louga se décline en chiffre : 130 931 951 073 FCfa, soit 53% des 250 milliards promis par Macky Sall à la région dans le cadre du Pse sont déjà réalisés ». L’élevage, secteur prédominant dans cette localité, a obtenu une part considérable du budget des investissements de la région. Ainsi, en plus de la construction du mur du ranch de Dolly évalué à 6,5 milliards, le département de Linguère a accueilli l’essentiel des projets hydrauliques avec un taux de réalisation de plus de 189,72% ;

– Le 21-mars-13, Matam, 11éme région à être érigée, a réclamé plus de 126 767 178 209 FCFA pour devenir un « véritable pôle économique d’envergure ». Pour ce faire, les réalisations ont porté sur l’éducation, l’aménagement d’ouvrages hydroagricoles, la construction et la réhabilitation d’infrastructures routières pour désenclaver la région. Par ailleurs, pour lutter contre la pauvreté rurale, le Projet de Développement Agricole de Matam (PRODAM), qui en est à sa deuxième phase, a été également mis en place. In fine, la région nord affiche un taux de réalisation de plus de 141% avec un montant de 178,209 milliards de FCFA en cours d’exécution contre 126,767 milliards de FCFA initialement prévus ;

– Au 18-avr-13, Kolda affichait sur le tableau 204 519 143 830 FCFA. Dans cette région, le secteur agricole et celui des infrastructures sanitaires et routières ont été plus favorisés. Pour une gestion stricte des flux, un poste de contrôle juxtaposé à la frontière entre le Sénégal et la Guinée pour une valeur de trois milliards de FCF a été construit à BOUNDOU FOURDOU. Au dernier bilan publié, 143,830 Milliards de FCFA sur les 204,519 Milliards de FCFA annoncés ont été utilisés, soit 70% des engagements sur les programmes et projets structurants ;

– Le 24-avr-13, la région de Tambacounda avait projeté sur 200 900 93 331 FCFA. En février 2017, le forum régional de Tambacounda organisé dans le cadre de la 3-ème université des acteurs non-étatiques, a rendu un rapport d’évaluation participative indiquant que, “Sur les 92 engagements pris lors du conseil des ministres décentralisé 51% ont été réalisés dans la région de Tambacounda, contre 22% en cours de réalisation et 27% non encore exécutés” ;

– 17-avr-14, Kédougou, une des dernières régions érigées et qui réclamait 109 209 21 364 FCFA, s’est finalement retrouvée avec plus de 192 Milliards de FCfa. Selon le gouverneur de la région qui accordait un entretien à un quotidien de la place en octobre 2016, “les retombées les plus visibles sont les infrastructures…Il s’agit entre autres de la nouvelle gouvernance, du commissariat de police, du lycée départemental de Kédougou, du pont de Fongolimbi, de la construction de l’Inspection d’académie, la préfecture de Saraya……. la mise en place du Dac d’Itato, de certains projets comme le P2rs. Donc, beaucoup de choses ont été ou sont en train d’être réalisées à la suite des conclusions du Conseil des ministres décentralisé de 2014…… Des correspondances ont été envoyées à tous les chefs de service, projet et programme de l’Etat pour que chacun dans son secteur puisse nous faire part de la situation depuis le Conseil ministériel”. Ainsi, une fois toutes ces informations remontées, le taux de réalisation évalué à 20% au 1er août 2015 soit près d’un (1) an 4 mois après le conseil, sera largement relevé ;

– Au 21-mai-14, la région de Thiès attendait plus de 247 447 167 606 FCFA pour achever ses fameux chantiers. En octobre 2016, lors de la première édition de la conférence territoriale consacrée à la revue des projets et programmes initiés dans le cadre des politiques publiques, le gouverneur de la région avait déclaré que, “Les projets et programmes retenus à l’issue du conseil des ministres décentralisé de Thiès ont été réalisés à 81 pour cent pour un coût global de 362 milliards, sur les 447 milliards promis globalement par l’Etat” ;

– Le 25-février-15, Sédhiou comptait sur 130 000 25 810 FCFA pour pouvoir se désenclaver, renforcer sa vocation agricole et créer parallèlement des emplois et des richesses. C’est pourquoi, les investissements ont été orientés vers la gouvernance territoriale, les infrastructures routières, l’accès aux services socioéconomiques de base, à savoir l’électricité, l’eau, la santé, la nutrition, etc. En six mois seulement d’intervalle entre ce conseil et la date de bouclage (Août 2015) du premier bilan d’étape, 25,810 Milliards de FCFA des engagements totaux ont été investis, soit un taux d’exécution de 20%. Entre temps, l’extension du Domaine Agricole Communautaire (DAC) de Séfa et le renforcement des interventions du PAPEJ prévoyant la réalisation de 10 fermes agricoles, de 12 fermes aquacoles, de fermes avicoles, de 2 centres d’incubation et de 3 plateformes multifonctionnelles se poursuivent dans la région ;

– 15-avril-15 : Kaffrine voulait 201 897 25 015 FCFA pour se positionner comme pôle de développement des activités agropastorales, de transformation des produits agroalimentaires et de développement de la filière arachidière. Avant dernière région à abriter le conseil décentralisé et première à ressentir les retombées des engagements, Kaffrine a bénéficié, 4 mois après, des premiers équipements dédiés aux agriculteurs en matériels de culture attelée, de l’aménagement de 21 fermes agricoles, de la création de 30 bergeries et de 10 parcs à vaccination, de la construction de la Chambre d’Agriculture et d’Industrie d’une valeur de 111 millions de FCFA et de la réalisation d’un programme de bergerie et de vaccination. En tout, un montant de 25,015 milliards est investi, soit 12% des engagements globaux. Au 24 février 2017, lors du Comité Régional de Développement (CRD) de partage et d’échange sur la situation de l’élevage dans la région, présidé par le ministre de l’Elevage et des Productions animales et sous la conduite du gouverneur de la région, il a été démontré que le taux d’exécution est largement supérieur aux engagements initiaux envers ce secteur, d’où un impact significatif aussi bien sur le bétail que sur les populations ;

22-JUILL-15, la région de Fatick, en queue de peloton avait réclamé plus de 219 000 73 075 FCFA pour parier sur l’agriculture et les infrastructures. En octobre 2016, lors de la conférence territoriale, l’adjoint du gouverneur en charge du développement avait déclaré que « … A ce niveau, nous avons constaté qu’il y a beaucoup de projets qui
avancent et certains même sont réalisés à 100%. Parmi eux, on peut noter, le centre de santé de Niakhar et la réhabilitation de la région médicale qui étaient à 100%. Les centres de santé de Dioffior et de Sokone, quant à eux, étaient à cette période à des taux respectifs de réalisation de 80 et 95%. Pour les travaux de réhabilitation de la N5 Keur Waly Ndiaye-Passy-Sokone, sur un linéaire de 25 km et pour un coût de 9,7 milliards, « les travaux sont toujours en cours avec un niveau d’’’exécution de 87,33%’’, Concernant les travaux d’aménagement et de bitumage de la route Joal-Samba Dia-Djiffère, d’une longueur de 42 km et d’un coût de plus de 11 milliards, le taux de réalisation est de 53%…Quant aux travaux de reconstruction de la N1 Fatick-Kaolack avec l’entreprise Jean Lefèbvre Sénégal (42 Km), le niveau d’exécution est de 58% pour un budget de 16,4 milliards…Dans le cadre du PUDC, des forages, des châteaux d’eau et des réseaux sont réalisés dans quatre villages, à hauteur de 90%’’

-Le 20-JUILL-16 à Pikine, la région de Dakar avait obtenu un large Programme d’Investissements Prioritaires de 1800 Milliards de FCFA dont 1674 Milliards étaient déjà mobilisés et utilisables entre 2016 et 2018. Le coût total des projets retenus par les Collectivités locales et les structures étatiques de la Région de Dakar s’élèvait à 823 005 585 425 FCFA, dont 460 milliards de FCFA programmés dans le Programme Triennal d’Investissement Public (PTIP2016–2018). Compte non tenu des projets d’envergure nationale réalisés dans la Région de Dakar, tels que le Train Express Régional (Ter), l’usine de dessalement de l’eau de mer, la dépollution de la baie de Hann, les projets du pôle urbain de Diamniadio, entre autres. A ce jour, plusieurs projets ont été entamés et certains même livrés.*

Dès lors que plusieurs conférences territoriales d’évaluation sous la conduite des Gouverneurs de Région pour la revue de l’ensemble des engagements publics et programmes prioritaires validés de façon participative dans chaque région, à l’issue des différents Conseils des ministres délocalisés, ont été tenues, il sied maintenant, d’évaluer comme indiqué par le chef de l’Etat, le programme territorial de l’Etat à travers un premier Conseil national des Exécutifs que les populations attendent avec impatience…

Qu’Allah SWT veille sur notre Cher Sénégal …Amen

*Homme Politique

*l’Obtention de ces données sur l’évaluation de l’état d’exécution des projets et programmes d’investissements publics et privés nécessite l’implication des différentes autorités administratives, des présidents d’exécutifs locaux, des chefs de services techniques déconcentrés de l’Etat et des responsables d’associations de femmes et de jeunes. D’où la difficulté dans certaines localités de pouvoir les rassembler à temps.

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