La CEDEAO maintient son objectif de lancer sa monnaie commune en 2027. Le calendrier reste toutefois lié aux progrès économiques et institutionnels des pays membres.
Réuni en visioconférence le 7 septembre, le Conseil de convergence a demandé à la Commission régionale de convoquer rapidement le groupe de travail présidentiel. Cette instance doit accélérer les décisions encore nécessaires au projet. Le lancement de l’ECO en 2027 demeure ainsi l’échéance retenue, mais sa mise en œuvre doit avancer progressivement selon le niveau de préparation des États.
Des critères économiques encore difficiles à respecter
La réunion a porté sur la convergence macroéconomique, c’est-à-dire le rapprochement des indicateurs économiques des pays appelés à partager la même monnaie. Dans la Zone monétaire de l’Afrique de l’Ouest, aucun État n’a rempli les quatre critères primaires en 2025. Le taux de conformité est néanmoins passé de 41,7 % en 2024 à 45,8 % en 2025, tandis que les critères secondaires ont atteint 91,7 %.
Au Liberia, le ministre des Finances Augustine Kpehe Ngafuan a indiqué que trois critères primaires sur quatre avaient été respectés en 2025. L’inflation reste le point de non-conformité signalé pour ce pays, après le respect des exigences liées au déficit budgétaire, au financement monétaire du déficit et aux réserves extérieures.
Ces éléments ont été examinés après les travaux du Comité des gouverneurs des banques centrales de la CEDEAO, réuni le 4 septembre, et d’une rencontre technique tenue du 31 août au 2 septembre. Beninwebtv rapporte que le Conseil considère l’échéance de 2027 comme atteignable malgré les différences persistantes entre les économies régionales.
Le projet doit réduire les coûts de change, faciliter les échanges entre les pays et renforcer leur intégration économique. La CEDEAO poursuit aussi le développement d’un système régional de paiement et de règlement destiné à rendre les infrastructures financières plus compatibles entre elles.
En juillet 2026, la Guinée avait été acceptée pour intégrer la Task Force présidentielle chargée du suivi du processus.
