Dans la localité de Kourty, à l’ouest de la commune de Ngoye, dans le département de Bambey, l’accès à l’eau potable et à l’électricité reste un problème pour les habitants. Les populations de cette zone, estimées à 3.000 personnes, disent faire face à des déplacements quotidiens pour s’approvisionner en eau.
D’après Sud Quotidien, les habitants de Kourty parcourent jusqu’à 6 kilomètres en charrette pour aller puiser de l’eau à Ndiémane ou à Batal. Le journal décrit, dans plusieurs concessions, des bidons de 20 litres posés au sol, une scène présentée comme le reflet des difficultés vécues dans cette partie de la commune de Ngoye.
Selon les témoignages rapportés, les femmes de Kourty et de Ndalane assurent en grande partie cette corvée d’eau. Il arrive aussi que des enfants en âge de scolarité soient mobilisés pour ces trajets. Amy Diagne, ménagère, affirme que son foyer puise chaque jour 20 bidons de 20 litres au forage de Ndiémane. Elle indique également qu’il lui arrive de « défendre » les ânes, fatigués par les allers-retours entre Kourty et Ndiémane. Elle évoque aussi des risques d’insécurité liés à ces déplacements, citant notamment une possible crevaison ou la chute de l’animal.
Dans la même déclaration, Amy Diagne affirme que la localité ne dispose ni de matériels d’allègement des travaux des femmes, ni d’eau, ni d’électricité. Le manque de courant est ainsi présenté, avec l’accès difficile à l’eau, comme l’un des problèmes majeurs de la zone.
Autre habitant cité, Bernard Faye estime que « les populations sont presque oubliées ». Il déclare que les habitants participent massivement aux différentes élections, tout en continuant à rencontrer des difficultés liées à l’eau potable et à l’électricité. Il explique que les démarches entreprises pour accéder à l’eau n’ont pas abouti et dit souhaiter la réalisation d’un forage à Kourty.
Bernard Faye précise enfin que les habitants s’approvisionnent selon les périodes à Ndiémane, Keur Walfatma ou Batal. Il ajoute que le forage de Batal peut rester entre 10 et 20 jours sans eau, contraignant à nouveau les populations à se rendre à Ndiémane, situé à 6 kilomètres.