Babacar Fall, coordonnateur du Gradec, appelle au respect du calendrier électoral

Invité de l’émission « Point de vue » sur la RTS, le coordonnateur du Gradec, Babacar Fall, a abordé les dossiers financiers controversés, la crise politique et les prochaines élections territoriales. Il a aussi évoqué le coût de la vie.

Sur les affaires financières, il appelle à laisser la justice établir les responsabilités sans pression. Babacar Fall souhaite que toutes les personnes ayant exercé des responsabilités dans ces dossiers soient entendues. Il estime que la gestion des deniers publics est en jeu et juge inacceptable que des fonds publics soient utilisés sans rendre de comptes. Cet appel à la responsabilité figure également dans le compte rendu de Xibaaru.

À propos de la crise entre l’Exécutif et la majorité parlementaire, il a avancé deux issues possibles : un rapprochement entre les protagonistes ou la dissolution de l’Assemblée nationale. Cette tension s’inscrit dans les mutations politiques en cours au sein de la majorité présidentielle et met à l’épreuve l’équilibre au sommet d’un pouvoir porté à l’origine par le slogan associant les deux figures de l’exécutif. Après des débuts marqués notamment par les opérations d’investissement humain initiées par le président Bassirou Diomaye Faye, la gestion gouvernementale fait désormais l’objet de critiques. Babacar Fall défend le respect du calendrier électoral et soutient qu’une élection anticipée permettrait aux citoyens d’arbitrer. Il reconnaît qu’une dissolution comporterait des risques pour les camps concernés.

Pour les élections territoriales, le coordonnateur du Gradec rappelle que le calendrier doit être respecté et que les scrutins locaux ont la même dignité que les législatives et la présidentielle. Il admet que la situation financière, le coût d’organisation du scrutin et les réformes envisagées dans le cadre de l’Acte IV de la décentralisation peuvent soulever des contraintes. Mais, selon lui, un éventuel report devrait être motivé et encadré juridiquement. Il demande également une décision politique claire afin que l’administration électorale puisse préparer l’échéance.

Babacar Fall rejette l’idée que la société civile soit obsédée par les élections. Il explique que les mandats confiés par les citoyens doivent donner lieu à un bilan devant les électeurs. Il se dit toutefois ouvert à un report si le gouvernement expose les difficultés qui l’empêcheraient d’organiser le scrutin.

Sur les préoccupations quotidiennes, il cite la hausse du coût de la vie et le niveau des loyers. Il évoque aussi le retrait de l’USAID, avec des programmes interrompus et des emplois supprimés dans les organisations de la société civile.

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