Babacar Fall appelle à laisser les institutions enquêter sans pression sur les dossiers Kosmos Energy et ASER. Le coordinateur du Groupe de recherche et d’appui conseil pour la démocratie participative et la bonne gouvernance (GRADEC) estime que les calculs politiques détournent le débat de la reddition des comptes et de la gestion des deniers publics.
Les controverses autour des fonds spéciaux et de la réforme du code pétrolier illustrent, selon lui, les désaccords entre camps politiques. Il considère que leurs positions peuvent se défendre séparément, mais que leur affrontement empêche d’avancer sur les enjeux de transparence et de bonne gouvernance. Le débat sur les fonds spéciaux a déjà suscité des appels à éviter que la loi ne devienne un instrument de confrontation : après la décision du Conseil constitutionnel sur une proposition de loi visant à encadrer ces fonds, le président du Forum du Justiciable, Babacar Ba, a invité les acteurs politiques à renouer le dialogue institutionnel et normatif. Il a aussi souligné que la sérénité est nécessaire à l’élaboration de lois durables.
Dans les dossiers Kosmos Energy et ASER, Babacar Fall demande que les faits soient établis par les organes compétents. Il rappelle avoir appris la saisine de l’Inspection générale d’État pour Kosmos Energy et mentionne l’intervention du pôle judiciaire financier dans l’affaire ASER. Rts rapporte qu’il souhaite que ces procédures aillent au bout de leurs investigations.
Le montant de 55 millions de dollars, soit environ 30 milliards de francs CFA, est évoqué dans le débat sur Kosmos Energy. Babacar Fall relève que les explications des différentes parties ne concordent pas, notamment sur les sommes en jeu et sur l’existence éventuelle d’un manque à gagner pour l’État. Une enquête sur Kosmos Energy doit, selon lui, permettre d’établir les faits à partir des versions confrontées.
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Pour le dossier ASER, il évoque 37 milliards de francs CFA et juge que ces montants justifient un examen attentif, alors que les ressources financières sont limitées. Il cite parmi les institutions de contrôle l’Inspection générale d’État, la Cour des comptes et l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption, et plaide pour des investigations approfondies et sans parti pris.
Le coordinateur du GRADEC insiste aussi sur le fait que les personnes ayant exercé des responsabilités dans ces dossiers puissent être entendues. Il demande que les investigations prennent le temps nécessaire, sans instruction politique ou médiatique, afin que les responsabilités soient établies sur la base des faits.
« On ne peut pas continuer dans une situation d’impunité », déclare Babacar Fall, qui appelle à faire toute la lumière sur ces dossiers.



Vraiment cette société civile pense que les sénégalais ne sont pas intelligents.