La performance de Saly Sarr en Diamond League continue de susciter des réactions au Sénégal. Après le sacre historique de la triple-sauteuse, El Hadji Bara Thiam, premier vice-président de la Fédération sénégalaise d’athlétisme et directeur du Meeting international de Dakar, salue une performance « exceptionnelle et historique » et appelle l’État à renforcer son accompagnement.
Pour le dirigeant sportif, la victoire de Saly Sarr à Bruxelles, avec un bond à 14,96 m, confirme l’entrée de l’athlète sénégalaise dans une nouvelle dimension. « Aujourd’hui, elle réalise 14,96 mètres au triple saut en Diamond League, une performance qui lui permet de s’imposer face à l’élite mondiale », souligne-t-il dans une vidéo décryptée par Senego.
Une athlète désormais installée au plus haut niveau
El Hadji Bara Thiam rappelle également la performance réalisée par Saly Sarr lors du précédent meeting. La Sénégalaise avait alors franchi pour la première fois la mythique barre des 15 mètres avec un saut à 15,08 m, établissant par la même occasion un nouveau record du Sénégal.
Pour le premier vice-président de la Fédération sénégalaise d’athlétisme, cette régularité autour des 15 mètres n’est plus celle d’une athlète en devenir. Il y voit plutôt la confirmation d’une progression constante, d’une maîtrise technique et d’une maturité acquise dans les grands rendez-vous internationaux.
« Remporter une épreuve de Diamond League et évoluer régulièrement autour des 15 mètres ne relève plus de la simple promesse : Saly Sarr s’installe désormais parmi les meilleures triple-sauteuses du monde », estime-t-il.
« L’État doit prendre pleinement la mesure de cette performance »
Face à cette progression, El Hadji Bara Thiam estime que le Sénégal doit désormais adapter son accompagnement aux nouvelles ambitions de son athlète. Il appelle notamment l’État à mettre à la disposition de Saly Sarr un encadrement technique de haut niveau, une préparation médicale et physique optimale, des stages adaptés ainsi que les moyens financiers et logistiques nécessaires à sa participation régulière aux grandes com pétitions internationales.
Pour lui, le talent ne suffit plus à ce niveau de compétition. « Il serait regrettable que le Sénégal dispose d’une athlète capable de rivaliser avec l’élite mondiale sans lui offrir toutes les conditions nécessaires pour aller chercher les plus grandes consécrations », souligne-t-il.
Cap sur les Mondiaux 2027 et les JO 2028
El Hadji Bara Thiam plaide ainsi pour un accompagnement qui dépasse le cadre d’un soutien ponctuel.
Il souhaite que les pouvoirs publics mettent en place un dispositif « structuré, durable, ambitieux » afin de permettre à Saly Sarr de préparer dans les meilleures conditions les prochaines grandes échéances, notamment les Championnats du monde de 2027 et les Jeux olympiques de 2028.
Le responsable de la Fédération sénégalaise d’athlétisme va même plus loin en considérant Saly Sarr comme « un véritable patrimoine sportif national ». Selon lui, investir sur la triple-sauteuse revient à investir à la fois dans les chances de médaille du Sénégal, dans le rayonnement international du pays et dans l’avenir des jeunes athlètes.
« Nourrir l’ambition d’un titre mondial »
Au regard de ses performances et de sa régularité, El Hadji Bara Thiam estime que le Sénégal peut désormais nourrir de grandes ambitions pour Saly Sarr. « Nous pouvons légitimement nourrir l’ambition de la voir décrocher demain un titre mondial et, pourquoi pas, une médaille olympique », affirme-t-il.
Mais cette ambition, prévient-il, doit désormais être accompagnée par « des actes, des moyens et une véritable politique de soutien au plus haut niveau ». Pour le dirigeant sportif, les performances de Saly Sarr constituent finalement une démonstration du potentiel de l’athlétisme sénégalais : avec les conditions adéquates, les talents du pays peuvent rivaliser avec les meilleurs au monde.

Bravo à elle, mais tabler sur une seule athlète est une erreur. Le potentiel athlétismen, lutte, boxe … est immense dans notre pays mais nous ne savons pas le valoriser. Seuls le Foot et le Basket comptent mais resteront toujours d’un niveau africain, pas plus. Alors, faut savoir ce que l’on veut: J.O ou pas J.O ???