La Commission de la Défense et de la Sécurité de l’Assemblée nationale a tenu, jeudi 17 septembre 2026, la deuxième session de l’atelier consacré aux femmes dans les domaines de la paix et de la sécurité au Sénégal.
Cette session s’inscrit dans le prolongement du lancement, le 1er septembre 2026 à l’Assemblée nationale, du programme AAR « Protéger », placé sous le thème « Pour des femmes au service de la paix et de la sécurité au Sénégal ». Organisée en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer, la rencontre avait fait émerger trois priorités : renforcer les mécanismes de concertation, mobiliser davantage de ressources et accroître la participation des femmes aux processus de décision.
Les échanges du 17 septembre ont porté sur la budgétisation sensible au genre, qui doit permettre de convertir les engagements en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes en programmes, ressources et résultats mesurables. Le rôle du Parlement dans l’examen des orientations budgétaires, le vote des crédits, le contrôle de leur exécution et l’évaluation des politiques publiques a également été étudié.
La question du financement prend une importance particulière alors que, vingt-cinq ans après l’adoption de la Résolution 1325 des Nations unies, les avancées en Afrique de l’Ouest et au Sahel demeurent insuffisantes. Une étude régionale lancée à Dakar sur les dynamiques nationales, les convergences et les résistances locales souligne la nécessité de repenser les politiques de paix à partir d’une lecture féministe. La rencontre était placée sous le thème : « Après 25 ans de 1325 : vers quel futur féministe de la paix ? »
La rencontre a réuni des femmes des Forces de défense et de sécurité, des parlementaires, des représentants de ministères, des experts et d’autres acteurs de l’Agenda « Femmes, Paix et Sécurité ». Selon les informations rapportées par Lesoleil, une attention particulière a été accordée au financement des plans d’action liés à la Résolution 1325 ainsi qu’aux stratégies Genre des Forces de défense et de sécurité.
Les participants ont insisté sur l’utilisation de données ventilées par sexe, d’indicateurs de résultats et de mécanismes de suivi afin d’évaluer la mise en œuvre des programmes destinés à renforcer la présence des femmes dans les secteurs de la paix et de la sécurité.
La Fondation Konrad Adenauer était représentée par Fatoumata Sy Gueye.
