« Les échanges ont permis de dégager des pistes d’action portant notamment sur le renforcement des mécanismes de concertation, la mobilisation des ressources et l’accroissement de la participation des femmes aux processus de décision. » Ces priorités prennent place dans un contexte régional où, 25 ans après l’adoption de la Résolution 1325, les avancées restent jugées insuffisantes.
Le lancement du programme AAR « Protéger » s’est tenu mardi 1er septembre 2026 à l’Assemblée nationale du Sénégal, en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer. La rencontre, placée sous le thème « Pour des femmes au service de la paix et de la sécurité au Sénégal », a réuni des parlementaires, des forces de défense et de sécurité, des acteurs institutionnels, des experts ainsi que des représentants de la société civile.
Les échanges ont porté sur la place des femmes dans les domaines de la paix, de la défense et de la sécurité. La cérémonie d’ouverture a notamment été marquée par les interventions d’Ibou Gueye, président de la Commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale, de Mbène Faye, présidente du Réseau des femmes parlementaires, de Jonathan Nowak, représentant résident de la Fondation Konrad Adenauer au Sénégal, et de Thomas Rowekamp, président de la Commission Défense et sécurité du Bundestag allemand, comme l’écrit lesoleil.
L’Agenda Femmes, Paix et Sécurité examiné
Les participants ont ensuite examiné la mise en œuvre de l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité, fondé sur la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Astou Diouf Gueye, directrice de l’Équité et de l’Égalité de Genre, a présenté les acquis, les difficultés encore présentes et les actions engagées par le Sénégal pour intégrer davantage le genre dans la défense et la sécurité.
Cette réflexion s’inscrit dans une évaluation plus large de l’application de la résolution en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Lancée le 18 juin 2026 à Dakar par le Gorée Institute, l’étude régionale intitulée « Après 25 ans de 1325 : vers quel futur féministe de la paix ? » couvre six pays. Son directeur exécutif, Doudou Dia, a dressé le constat d’avancées réelles mais encore insuffisantes, soulignant l’ampleur du travail restant pour faire de la participation des femmes un élément effectif des politiques de paix et de sécurité.
La présence des femmes dans les FDS au centre des échanges
La Colonel, Dentiste Khadessa Sy, la Commissaire Bintou Guissé et la Capitaine Delphine Diatta ont évoqué les progrès réalisés en matière de présence et de leadership féminin au sein des Forces de défense et de sécurité, ainsi que les obstacles persistants. Diana Herbstreuth, parlementaire allemande et membre du Bundestag, a apporté un éclairage comparatif à partir de l’expérience allemande.
Le programme prévoit la poursuite des travaux lors d’un atelier fixé au 17 septembre 2026, consacré à l’approfondissement des recommandations formulées pendant cette première rencontre. Les discussions devront notamment préciser les moyens de renforcer la concertation, de mobiliser des ressources et d’accroître la représentation des femmes dans les instances où se prennent les décisions liées à la paix et à la sécurité.
