Assemblée nationale : deux vice-présidents démissionnent, une proposition de révision constitutionnelle transmise à Diomaye Faye

L’Assemblée nationale est secouée par une double actualité politique : la démission de deux membres du bureau et le dépôt d’une proposition de loi visant à réviser la Constitution. Les journaux du week-end, rapporte l’APS, consacrent leurs manchettes à ces deux événements, qui interviennent dans un contexte de recomposition interne.

Par un communiqué rendu public vendredi 12 juin, l’institution parlementaire annonce la démission des députés Ismaïla Diallo et Cheikh Thioro Mbacké de leurs postes respectifs de premier et troisième vice-président de l’Assemblée nationale. Selon la presse, ces départs s’inscrivent dans la réorganisation interne engagée par le parti Pastef, majoritaire à l’Assemblée. Sud Quotidien table d’ailleurs sur un retour au bureau du député Malick Ndiaye, qui avait quitté la présidence de l’institution trois semaines plus tôt.

Dans le même temps, le bureau de l’Assemblée a examiné et déclaré recevable une proposition de loi portant révision de la Constitution, initiée par un groupe de députés. Ce texte intègre toutes les observations issues de la décision n°4/C/26 du Conseil constitutionnel du 25 mai 2026, qui avait validé le projet présidentiel tout en imposant des corrections, notamment le verrouillage de la limitation des mandats. La proposition a été transmise au président Bassirou Diomaye Faye pour avis, conformément au règlement intérieur de l’Assemblée.

Cette initiative suscite des réactions politiques. L’Observateur évoque une « secousse institutionnelle », tandis que l’ancien député Moussa Tine, cité par le quotidien du groupe Futurs médias, met en garde : « Ceux qui veulent doubler le président de la République sur la révision de la Constitution vont nous installer dans une nouvelle tension politique et institutionnelle. » Sud Quotidien, de son côté, parle d’une « première révision de la Constitution sous la présidence Sonko », en référence à l’élection d’Ousmane Sonko à la tête de l’Assemblée nationale après son départ du gouvernement.

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2 commentaires

  1. Quel pays, le Sénégal. Chaque jour que Dieu fait, on note la survenue d’événements les uns beaucoup plus surprenants que les autres. Les Partis majoritaires doivent pouvoir trouver les bons profils pour faire élire des députés ou nommer des membres du gouvernement. Au terme de 65 ans d’indépendance, des changements sont nécessaires. C’est vraiment ce à quoi on assiste: un député qui joue au basket, qui fait du spectacle à un moment solennel, un ministre incapable de prononcer une phrase correcte en français, etc.
    Si Pastef ne parvient pas à marquer les ruptures tant annoncées et attendues, le système aura de beaux jours devant lui et pour très longtemps.

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