L’Assemblée nationale du Sénégal accueille, du 16 au 18 septembre 2026 à Dakar, un atelier régional consacré à la régulation de l’intelligence artificielle. Aliou Sène, président de la Commission de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, y a appelé les Parlements africains à mieux maîtriser les enjeux liés à cette technologie.
Le député sénégalais estime que cette compréhension doit permettre d’anticiper les évolutions technologiques et de participer à l’élaboration de règles adaptées aux réalités du continent. Il défend également une régulation africaine de l’IA reposant sur la coopération régionale, la protection des citoyens et le soutien à l’innovation. Cette approche accompagne une ambition désormais affichée par le Sénégal sur le terrain industriel : le pays a dévoilé à Tokyo sa « Senegal AI Factory », intégrée au Programme Prioritaire n°8 et adossée à la « Senegal Digital Factory », avec l’objectif de contribuer à faire du pays un hub africain de l’intelligence artificielle.
Présidant l’ouverture au nom du président de l’Assemblée nationale, Mbéne Faye, quatrième vice-présidente du Parlement, a présenté l’intelligence artificielle comme une opportunité de développement, mais aussi comme un enjeu pour les droits, les données personnelles et la souveraineté numérique. Elle a insisté sur la responsabilité des parlementaires dans la construction d’un cadre juridique conciliant innovation et intérêt général. À Genève, le 6 juillet 2026, le ministre des Télécommunications et du Numérique, Samba Diouf, avait déjà défendu cette articulation en présentant le New Deal Technologique et en soulignant que les pays en développement devaient participer à la gouvernance des technologies d’IA.
Le rendez-vous, rapporté par pressafrik, rassemble des parlementaires du Sénégal, du Bénin, du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire, avec des experts et des partenaires du numérique et de l’innovation. La rencontre porte sur la lecture, l’analyse et la compréhension des cadres juridiques dans les pays de l’Afrique francophone. Elle intervient alors que le Sénégal cherche à la fois à structurer ses capacités nationales en intelligence artificielle et à peser dans les discussions internationales sur ses règles de développement et de gouvernance.
