La coalition APTE (Alliance patriotique pour le travail et l’éthique) a tenu, dimanche 26 avril, une rencontre consacrée à l’évaluation de deux années de gouvernance du régime en place. Autour de cette réunion, plusieurs responsables ont pris la parole sur le bilan du gouvernement ainsi que sur le traitement judiciaire des événements survenus lors des manifestations politiques entre 2021 et 2024.
Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, Aïda Mbodj, coordinatrice de cette coalition créée autour de l’actuel Premier ministre Ousmane Sonko, a jugé « largement positif » le bilan des réalisations du gouvernement conduit par ce dernier. S’exprimant devant les membres de l’APTE, elle a également appelé ses camarades à faire preuve d’une discipline rigoureuse dans leur soutien aux actions gouvernementales.
Le contenu de cette rencontre a aussi porté sur la ligne politique défendue par cette coalition, présentée dans le texte source comme créée autour d’Ousmane Sonko, en opposition à la coalition Diomaye Président. Aïda Mbodj, également patronne de la Délégation générale à l’Entrepreneuriat rapide (DER), a ainsi insisté sur la nécessité, pour ses partisans, d’accompagner de manière structurée l’action de l’exécutif.
Présente à cette réunion, Yassine Fall, ministre de la Justice, est revenue sur les critiques liées aux lenteurs relevées dans la procédure concernant les événements tragiques enregistrés lors des manifestations politiques entre 2021 et 2024. D’après Sud Quotidien, la Garde des Sceaux a réaffirmé que la loi d’amnistie ne peut pas servir de protection aux auteurs de crimes graves.
Elle a précisé que les actes de torture et les crimes de sang sont expressément exclus de cette loi. Dans cette logique, Yassine Fall a déclaré que les responsables devront répondre de leurs actes devant la justice, quelle que soit leur situation, avant qu’il soit possible de parler d’un apaisement durable.
La ministre de la Justice a enfin indiqué que son département travaille à la mise en œuvre des mécanismes nécessaires afin que les victimes obtiennent réparation. Aucune précision supplémentaire n’a été communiquée dans le contenu source sur le calendrier de ces mécanismes ni sur le nombre de dossiers déjà traités.