À Dakar, la séparation politique entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko continue de nourrir les discussions à l’Université Cheikh Anta Diop. Le nouveau Premier ministre a présenté son gouvernement lundi, quelques heures après l’annonce d’Ousmane Sonko selon laquelle aucun membre de Pastef-Les Patriotes n’y siégerait (Yahoo).
Cette séquence est intervenue après le limogeage d’Ousmane Sonko du poste de Premier ministre le 22 mai 2026. Les tensions avaient déjà été rendues publiques : en juillet 2025, Sonko avait parlé d’un « problème d’autorité » dans le pays ; début mai, Bassirou Diomaye Faye avait dénoncé une « personnalisation excessive » du pouvoir au sein du Pastef.
À la Faculté des Lettres, Amath Segnane révise à l’ombre des arbres et dit avoir cru au tandem formé par les deux hommes. L’étudiant rappelle que les partisans du duo entendaient que « Diomaye et Sonko font un ». Pour lui, la rupture contredit cette image d’unité : il parle d’« une grosse déception ».
À la Faculté des Sciences économiques et de Gestion, Mamadou Bah défend une autre lecture. Il affirme que l’ex-Premier ministre « ne respectait plus l’autorité » et dit être « en phase avec le président de la République ». Même s’il se dit déçu par l’évolution de la situation, il estime que le chef de l’État était légitime à reprendre le contrôle de l’exécutif.
D’autres étudiants gardent une ligne plus prudente. Omar Sarr, inscrit au département d’arabe, rappelle le parcours politique commun des deux hommes et note que les avis se partagent entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Après son limogeage, Ousmane Sonko a été élu président de l’Assemblée nationale. Omar Sarr affirme : « Je ne crois pas qu’il y ait divorce, je refuse de le croire ».

J admire sonko mais attention au 3eme laron. Si vous continuez sur cette bataille vous risquerez de sombrer ensemble