Après la hausse du carburant, les ménages redoutent une nouvelle poussée des prix

Les prix du supercarburant et du gasoil ont augmenté au Sénégal le samedi 15 août 2026, après plusieurs mois d’efforts publics pour contenir les tarifs de l’énergie. Le supercarburant est désormais vendu à 990 FCFA le litre, contre 755 FCFA pour le gasoil.

Cette hausse du prix du carburant pèse directement sur les dépenses quotidiennes des ménages. Elle pourrait aussi se transmettre aux produits de première nécessité et aux services, l’énergie entrant dans les coûts de production et de distribution.

Le gouvernement avait préparé l’opinion à cette éventualité. En mai, le président Bassirou Diomaye Faye évoquait un contexte international tendu et la nécessité de tenir compte des ajustements déjà opérés dans plusieurs pays voisins. À l’Assemblée nationale, l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko avait également déclaré que « à l’impossible nul n’est tenu » si les marges budgétaires venaient à s’épuiser. Xibaaru a rapporté ces déclarations dans le suivi de la situation.

La pression sur les finances publiques s’est accentuée avec la hausse des cours du pétrole. Le baril s’échangeait à 88 dollars le 3 août 2026, alors que les prévisions initiales retenaient 64 dollars. Les subventions énergétiques ont atteint 729 milliards de francs CFA en 2026, contre 412 milliards en 2025, tandis que 687,2 milliards de FCFA ont été réalloués depuis des dépenses de fonctionnement et d’investissement.

Le transport routier constitue l’un des premiers secteurs exposés. L’augmentation des charges d’exploitation pourrait pousser certains opérateurs à demander une révision des tarifs pour les voyageurs et les marchandises. Une répercussion sur l’électricité est également évoquée comme un risque pour les ménages et les petites entreprises.

Dans une réaction publiée après l’entrée en vigueur des nouveaux prix, le président de l’Association des consommateurs du Sénégal, Momar Ndao, a rejeté toute augmentation des tarifs du transport. Il a rappelé que l’Ascosen avait demandé une baisse après la diminution du prix du carburant annoncée en décembre 2025.

Momar Ndao a déclaré : « Il ne peut pas y avoir de hausse. Aucune hausse des tarifs du transport ne sera tolérée. »

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