APR : une hausse avoisinant les 51% des intérêts de la dette en 2024 imputée au régime actuel

L’Alliance pour la République (APR) rejette les accusations selon lesquelles la hausse du coût du service de la dette publique serait imputable à l’ancien régime. Le parti de l’ex-président Macky Sall attribue cette évolution à la gestion des autorités actuellement au pouvoir.

Pour appuyer son argumentaire, la Cellule analyse et prospective de l’APR, rapportée par Xalima, se réfère au Bulletin statistique de la dette publique du 14 juillet 2026. Selon ce document, les intérêts versés par l’État en 2024 ont bondi de 51% par rapport à l’année précédente. L’APR estime que cette flambée est la conséquence directe des choix de gestion du régime actuel et non de l’héritage de l’ancien pouvoir.

Cette sortie de l’APR s’ajoute à une polémique déjà vive sur la gestion des finances publiques. Un rapport de la Cour des comptes a récemment mis en lumière des engagements financiers non retracés dans les documents budgétaires, alimentant la controverse sur une éventuelle dette cachée. Par ailleurs, une étude de Cicodev Afrique a révélé que le déficit budgétaire a atteint 12,3% du PIB en 2024, tandis que la dette publique brute s’élevait à 119% du PIB, dépassant largement les plafonds fixés par l’Uemoa.

Le débat intervient alors que le Sénégal fait face à des échéances de dette extérieure sous pression. En mars 2026, l’État a dû mobiliser 268 milliards de francs CFA pour honorer une échéance d’eurobonds et éviter un défaut de paiement. Cette opération était intervenue dans un contexte d’attente de la reprise des décaissements internationaux.

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