Le Mouvement Guem Sa Bopp estime que le Bulletin statistique de la dette publique 2019-2024, publié par le ministère des Finances et du Budget, apporte « la vérité des chiffres face aux récits politiques », et appelle à « la vérité documentaire ».
Dans un communiqué, le parti affirme que ce document montre que l’évolution de la dette résulte avant tout d’un travail technique de consolidation et de fiabilisation des données, réalisé avec l’appui du cabinet Forvis Mazars, plutôt que d’une dissimulation volontaire.
S’appuyant sur les chiffres du bulletin, Guem Sa Bopp relève que la dette du secteur parapublic est passée de 816 milliards de FCFA en 2019 à 1 917 milliards en 2024, tandis que l’encours total de la dette publique atteint 25 583 milliards de FCFA en 2024, soit 128,6 % du PIB selon le périmètre retenu.
Le mouvement juge que les notions de « dette cachée » et de « dette odieuse » ont été utilisées à des fins de dramatisation politique sans démonstration technique ou juridique suffisante.
Le mouvement critique également la communication du pouvoir sur ce dossier, estimant qu’elle a entretenu un climat d’incertitude susceptible d’affaiblir la confiance des investisseurs et de dégrader la perception du risque Sénégal.
Selon lui, le gouvernement doit désormais concentrer son action sur une stratégie économique crédible, le refinancement de la dette et la réponse aux urgences sociales.
Guem Sa Bopp appelle à une transparence permanente et réciproque, réclamant la publication du Bulletin statistique couvrant la période 2024-2026, des informations sur les nouvelles levées de fonds, les garanties publiques accordées et les passifs contingents.
« Le débat économique national ne peut plus être enfermé dans des slogans politiques. Il doit être fondé sur la vérité des chiffres, la responsabilité institutionnelle et la transparence permanente », ajoute le Secrétariat national du mouvement.
