Les départs de certains membres de l’Alliance pour la République (APR) vers le mouvement Kiiraay ne laissent pas la direction du parti indifférente. Toutefois, pour le porte-parole de l’APR, Saourou Sène, ces mouvements relèvent du jeu politique et doivent être respectés. « Pour ces gens-là, absolument rien ne nous surprend », martèle-t-il.
« C’est une situation que nous n’aimons pas, mais que nous comprenons et nous la respectons », a-t-il déclaré, rappelant que chacun est libre de ses choix politiques.
« Les gens sont tout à fait libres de rester dans un parti ou de le quitter. De la même façon, d’autres arrivent aussi à l’APR et on n’en parle pas », souligne-t-il.
Le porte-parole de l’APR estime par ailleurs que certains départs ne constituent pas une véritable surprise.
« Il y en a parmi ces gens qui quittent l’APR qui ne nous surprennent pas, pour la bonne et simple raison qu’ils ont traversé tous les régimes », affirme Saourou Sène sur Sud Fm.
Il cite notamment des responsables ayant évolué successivement dans plusieurs formations politiques :
« Ils étaient socialistes, ensuite c’est le PDS, ils sont PDS, ensuite c’est l’APR, ils étaient APR, aujourd’hui c’est Kiiraay, ils sont naturellement Kiiraay. Donc, pour ces gens-là, vraiment, absolument rien ne nous surprend. »
Malgré ces départs, l’APR assure vouloir rester concentrée sur ses objectifs politiques. « Nous nous sommes concentrés sur ce qui doit permettre à l’Alliance pour la République non seulement de garder ses militants intacts, mais d’aller à la reconquête encore du pouvoir », a indiqué le porte-parole.
Concernant d’éventuelles sanctions contre les militants partis rejoindre Kiiraay, Saourou Sène indique qu’aucune décision n’a encore été prise.
« Le moment venu, bien sûr, la direction du parti pourra se prononcer, mais pour le moment, pour ce que j’en sais, il n’y a encore absolument rien », précise-t-il.
L’APR entend ainsi poursuivre son travail de massification, tout en respectant les choix politiques des uns et des autres. « Nous respectons tous les Sénégalais dans le choix qu’ils font sur le plan politique », conclut le porte-parole.

Avec pastef toutes ces personnes n auront plus goût à la transhumance