Appel de Dakar pour éliminer le choléra – Thierry Vandevelde : « Le Sénégal doit s’inspirer du modèle congolais (RDC) » (Senego Tv)

Thierry Vandevelde, Délégué général de la fondation Veolia, a appelé le Sénégal à s’inspirer du modèle congolais pour une élimination pure et simple du choléra dans le pays. Il s’exprimait en marge de l’Appel de Dakar pour l’élimination du Choléra qui s’est tenue, ce lundi 21 mars 2022, à l’Institut Pasteur de Dakar.

« L’appel que nous avons lancé ce matin concerne l’élimination du choléra et le contrôle des maladies diarrhéiques par l’amélioration à l’accès à l’eau à l’assainissement et à l’hygiène. Le choléra est une vieille maladie que l’on a éliminé bien longtemps en Europe et tout récemment en Haïti. On sait comment éliminer le choléra. Le choléra n’est pas une fatalité. Si on se donne les moyens, on peut réellement éliminer le choléra qui sévit malheureusement en Afrique. Nous proposons une approche multisectorielle. Le Choléra n’est pas seulement une affaire d’un ministère de la Santé ou du monde de la Santé mais c’est l’affaire de toutes les parties prenantes. Et l’exemple de la République démocratique du Congo (Rdc) est assez inspirant. La RDC, depuis des années, a défini une stratégie multisectorielle d’élimination du choléra qui porte ses fruits. La Rdc trace la voie et peut être une source d’inspiration. L’idée de cet appel est aussi de dupliquer ce type d’approches qui sont des approches qui marchent ailleurs dans d’autres pays et donc de mobiliser en premier les décideurs, les scientifiques, les ingénieurs africains. Il faut que les Africains se saisissent du problème », a soutenu M. Thierry Vandevelde au micro de Senego.

« L’objectif de cette journée est de sensibiliser pour la lutte contre les maladies qui sont issues de l’eau, les maladies hydriques telles que : Le choléra. L’objectif est de sensibiliser face à ses fléaux qui commencent à reprendre encore de l’ampleur en Afrique. On a constaté ces dernières années dans les pays comme la RDC, le Cameroun et d’autres pays en Afrique occidentale une résurgence de cette maladie qui est due à une mauvaise qualité de l’eau et aussi à une démographie galopante qui malheureusement n’est pas accompagnée des infrastructures d’assainissement et en eau potable. C’est fort de cette raison que l’AUDA-NEPAD s’emploie à accompagner les pays, les communautés économiques régionales dans les stratégies de développement d’infrastructures hydriques dans le sens d’avoir une bonne qualité de l’eau et un bon assainissement. On les accompagne aussi dans la mobilisation des ressources pour trouver des partenaires au développement qui seront présents pour appuyer cette initiative », a renchéri l’ambassadeur Amadou Diallo, Administrateur Principal de Programmes.

Sur ce, une mobilisation internationale sous le leadership de l’Union africaine est donc vivement souhaitée pour porter et exiger à l’échelle du continent la mise en œuvre de la démarche multisectorielle d’élimination du choléra telle qu’expérimentée en RDC.

Cette approche prônée et mise en œuvre en République Démocratique Congo depuis 2007, s’appuyant sur des travaux de recherche épidémiologique portant sur les facteurs de persistance du choléra dans la région des Grands Lacs, la RDC a adopté un Plan Multisectoriel Stratégique d’Élimination du Choléra (PMSEC), impliquant les pouvoirs publics à travers plusieurs secteurs (Ministères du Plan, de l’Hydraulique, de la Santé), la société nationale de distribution d’eau, des universitaires, des fondations, des ONG, des organismes de coopération multilatérale, des entreprises et des experts métiers. La démarche met en exergue la nécessité d’un leadership national et consacre l’approche partenariale.

Depuis une trentaine d’années, favorisé par les conséquences du changement climatique, l’urbanisation accélérée, l’explosion démographique, les troubles socio-politiques et les conséquences des crises socio-économiques successives, le choléra est devenu une maladie ré-émergente en Afrique. Outre les pays fortement affectés par le choléra comme la République Démocratique du Congo (RDC), le Nigeria, l’Ethiopie, la Somalie, le Mozambique d’après les derniers rapports de l’OMS, d’autres pays font également face à une situation préoccupante. Il s’agit du Kenya, du Cameroun, du Burundi, de la Zambie, de l’Ouganda, du Soudan, du Tchad, du Zimbabwe, du Bénin, du Ghana, du Togo, du Malawi et du Niger.

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2 commentaire

  1. Zik

    Une grande fumisterie pour privatiser le secteur de l eau dans les pays qui ne sont pas encore faut defoncer. Depuis les politiques d ajustement structurelles , l eau du senegal appartient à des privés occidentaux ( Bouygues d abord ensuite ça passe entre les mains de société étrangères comme une catin).

  2. DJIDJOHO

    Maitre DJIDJOHO
    +22964514237