À Mbour, l’érosion côtière menace des habitations, des infrastructures publiques, des établissements touristiques et des installations de pêche artisanale. Des milliers d’emplois liés à la pêche, au mareyage, au petit commerce et au tourisme sont exposés.
Face à ces risques, l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS) et le Centre de suivi écologique (CSE) ont ouvert lundi, à Dakar, un atelier de deux jours. Les travaux portent sur la gestion intégrée des côtes sénégalaises, longues de plus de 700 kilomètres, et sur les connaissances scientifiques disponibles.
L’un des principaux sujets concerne l’absence d’une loi sur le littoral. Le Pr Ibrahima Ly, juriste et président de la section des Sciences sociales et humaines de l’ANSTS, a indiqué que le projet est discuté depuis 15 ans. Il a appelé à une action coordonnée de l’État, des collectivités territoriales, des communautés, des acteurs privés et des partenaires au développement.
La rencontre examine aussi le financement de cette gestion. Selon Ibrahima Ly, le coût global n’est pas encore évalué. Le partenariat public-privé figure parmi les pistes envisagées, mais aucun montant ne peut être avancé avant l’identification de l’ensemble des besoins.
Le vice-président de l’ANSTS, le Dr Ousmane Kane, a relevé la pression foncière exercée sur les zones côtières. Il a également évoqué l’exploitation offshore du pétrole et du gaz, qui suscite des inquiétudes, et plaidé pour une feuille de route.
Dans les colonnes de lesoleil, les responsables de l’atelier ont également mis en avant la pollution, l’occupation désordonnée du littoral et la montée de la mer. Le directeur général de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Hamidou Dathe, a représenté le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.





