Comment le Sénégal peut-il protéger ses communautés côtières face à l’érosion et aux changements climatiques ? La Commission de l’Énergie et des Ressources minérales de l’Assemblée nationale a organisé, ce mercredi, un atelier d’échanges consacré au Fonds Bleu pour la résilience socio-écologique, rapporte Sud Quotidien.
Présidée par le député Babacar Ndiaye, la rencontre s’est tenue dans la salle Marie Joséphine Diallo. Elle a réuni Elimane Habi Kane, directeur exécutif de Legs-Africa, et Fabian Heppe, représentant de la Fondation Heinrich Böll au Sénégal. L’objectif : sensibiliser les parlementaires, notamment ceux des commissions de la Pêche, des Ressources naturelles, de l’Environnement et des Finances, aux enjeux de la création de ce fonds.
Les intervenants ont mis en avant les défis croissants auxquels font face les écosystèmes côtiers sénégalais. L’érosion, particulièrement visible à Mbour, a déjà englouti des plages et menace des milliers d’emplois dans la pêche et le tourisme. En mai dernier, le Sénégal a validé sa Stratégie nationale des Aires marines protégées 2026-2030. Et le 25 juin 2026, l’Assemblée nationale a adopté l’accord BBNJ pour la conservation de la biodiversité en haute mer, illustrant une volonté politique d’agir sur le front marin.
L’atelier de ce mercredi vise à transformer cette dynamique en acte législatif. Les organisateurs espèrent que les députés porteront une proposition de loi pour institutionnaliser le Fonds Bleu, présenté comme un levier pour renforcer la résilience des populations côtières. « Nous devons concilier développement économique et préservation de l’environnement », a déclaré Elimane Habi Kane.

